Les dossiers de l'Atelier

Europe : Demain, des passeports biométriques pour les citoyens de l'Union... La Moselle décidée à profiter du haut débit... Suède : Les chiffres incroyables de la téléphone mobile...

La Moselle et la Suède : deux contrées éloignées qui sont aujourd'hui à l'honneur de notre dossier spécial Europe...

D’un côté, un département français qui choisit la fibre optique pour ne pas laisser ses habitants du mauvais côté de la fracture numérique, et de l’autre un pays scandinave qui n’a pas trop à faire pour que ses citoyens adoptent l’usage des nouvelles technologies : aujourd’hui, le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile y dépasse le nombre d’habitants !
Et cependant que les technologies font leur bonhomme de chemin au cœur des départements, des régions et des pays de l’Union, les institutions elles aussi travaillent à une meilleure coordination des Etats membres par le biais des innovations technologiques. Il en va ainsi du G5, qui se penche sur la sécurité de l’Union et sur la création de passeports biométriques, mais aussi du Conseil de l’Europe, qui initie les plus jeunes au vote électronique.

Sécurité européenne : passeports biométriques et base de données ADN au programme

Par 09 juillet 2004

C’est à Bakewell, près de l’ancienne ville industrielle de Sheffield dans le centre de l’Angleterre que les ministres de l’Intérieur du G5 s’étaient donnés rendez-vous lundi et mardi pour aborder...

Le terrorisme a particulièrement été à l’honneur, discuté par le ministre britannique David Blunkett et ses homologues allemand, Otto Schily, français, Dominique de Villepin, espagnol, Jose Antonio Alonso et italien, Giuseppe Pisanu.

Premier point : le passeport biométrique, que les ministères de l’Intérieur du G5 souhaitent généraliser à l’ensemble des pays de l’Europe élargie. Déjà en juillet 2003, les chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis en Grèce avaient inscrit au nombre de leurs priorités la nécessité d’introduire des données biométriques dans les passeports et les visas de leurs administrés.

Ces nouveaux documents officiels, agrémentés de données permettant la reconnaissance de chaque individu selon les caractéristiques de son visage, de son empreinte digitale ou de l’iris de son œil, faciliteront notablement la lutte contre la falsification des papiers d’identité. Ils permettront également aux autorités des membres de l’Union de mieux assurer un suivi des individus dits à risque.

Deuxième point : la création d’une base de données recensant les données ADN des terroristes et plus généralement des criminels. David Blunkett, le ministre de l’Intérieur britannique, a particulièrement insisté sur l’importance de ce projet et sur le rôle d’initiateurs que doivent jouer les pays du G5 vis-à-vis des autres Etats membres.

Des projets qui se mettront sans aucun doute en place dans les années à venir. Pour ce qui est de l’inclusion de données biométriques dans les passeports, plusieurs pays ont commencé à effectuer des tests, à l’instar de la Grande-Bretagne. Et cette année, les projets n’ont pas manqué en ce qui concerne les tests de reconnaissance biométrique dans les aéroports.

En février dernier, la ville de Francfort testait déjà ce système (voir article du 17.02.2004) et il y a quelques jours le groupe français Sagem annonçait la signature d’un contrat avec la Direction de l’Immigration britannique concernant la fourniture d’un système de contrôle des personnes fondé sur la reconnaissance de leur iris (lire article du 07.07.2004).

Tous les projets d’équipement dans le domaine de la biométrie devrait aller crescendo, d’autant que les Etats-Unis font pression sur l’Europe pour qu’elle institue des normes. La législation américaine prévoit déjà que 27 pays dans le monde, pour la majorité européens, ajoutent des données biométriques sur les passeports de leurs ressortissants qui seront édités après le 26 octobre 2004.

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