Les dossiers de l'Atelier

Au fil du mois de janvier 2009 : L'économie de la connaissance

Dans les publications de L'Atelier au cours du mois de janvier, de nombreux articles m'ont paru converger vers un sujet non formulé mais récurrent : l'économie de la connaissance.

Par Pierre Chapignac, consultant associé, Rivière Consulting

À travers des approches assez diversifiées et parfois indirectes, L’Atelier nous pose une question : l’économie de la connaissance est-elle une réalité concrète ? En y répondant, j’essaie de mettre en lumière trois caractéristiques de la "nouvelle" connaissance, matière première de cette économie émergente.

Les enjeux du e-learning

Dans la prolongation de la réflexion sur l’économie de la connaissance, j’aborde le sujet du e-learning. De nombreux articles depuis plusieurs mois m’ont fait prendre conscience d’un basculement de cette problématique : l’heure est aujourd’hui à la prise de conscience de l’enjeu stratégique et de l’impératif d’investir dans de nouveaux actifs.

La télésanté, poisson pilote de la révolution numérique

Enfin, je m’arrête sur un sujet qui lui aussi fait le miel de L’Atelier : la télésanté. En soulignant la nécessaire cohérence entre innovation technologique, innovation par les services et nouveau modèle économique, je fais l’hypothèse que la démarche de la télésanté est le poisson pilote de la révolution numérique. Or, s’il est un secteur économique où la connaissance constitue la ressource primordiale, c’est bien celui de la santé.

De l'innovation par les services à l'innovation économique

Par 06 mars 2009
Mots-clés : Smart city

Même s'ils sont performants, les outils de télémédecine innovants peinent à se diffuser. Ce, en raison d'absence de modèle économique viable.

La mise en place d’une dynamique d’innovation adaptée ne suffira pas à résorber l’inertie dans la diffusion de la télémédecine. Il y a aussi un problème de modèle économique. Les utilisateurs finaux ne peuvent que rarement s’offrir l’équipement leur permettant de s’inscrire dans un système de télémédecine. Et les différents systèmes de protection sociale ne prennent pas en charge ces frais. Cela peut paraître absurde, car l’assurance-maladie remboursera l’ambulance, le déplacement du médecin, le coût des urgences, etc. en cas d’appel. Alors qu’un système de télémédecine aurait pu résoudre le problème par un appel téléphonique et le passage d’une infirmière.
Vers un système de prévention
L’explication de cette absurdité ne réside pas dans l’incompétence des systèmes de santé en économie voire en bon sens. Ces systèmes sont confrontés à un problème beaucoup plus lourd. Alors que le modèle de prise en charge est fondé aujourd’hui sur les soins, la logique de la télémédecine appelle une prise en charge de la prévention. L’avenir des politiques de santé passe par un système sophistiqué de prévention reposant sur la télémédecine. Les systèmes de santé doivent donc repenser leurs modèles économiques et, exercice encore plus difficile, basculer d’un modèle économique à un autre.
Un poisson pilote dans l'univers de la complexité ?
Ainsi, le cas de la télésanté nous fait toucher du doigt la complexité du processus de la révolution numérique qui exige un ensemble de solutions technologiques performantes, une innovation de service qui va mobiliser un champ très large de compétences et une modification significative du modèle économique. La télésanté est-elle une exception ou bien s’agit-il du véritable poisson pilote de la révolution numérique ?

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