Les dossiers de l'Atelier

L'insertion du digital dans l'entreprise, une question de management ?

L'entreprise digitale ? Une entreprise qui a intégré les enjeux du numérique à ses processus, de manière stratégique, et qui a su s'entourer des personnes capables d'insuffler et de cultiver cette vision.

management

Les entreprises embrassent de plus en plus la voie du numérique. Cela est encore loin d'être la norme, mais tendra à moyen terme à le devenir. Le but étant de rester productif et compétitif dans un environnement mondialisé et éclaté en même temps, et technologique. D'où la nécessité de comprendre dès aujourd'hui, pour celles qui n'ont pas encore abordé cette transition, ou juste commencé, les différentes étapes d'une mutation réussie. Mais aussi ses enjeux, de plus en plus prégnants. Pour atteindre ce cap, un ingrédient revient de manière récurrente : l'importance de la vision portée par le management, et sa capacité ensuite à se mouvoir dans un environnement impacté par le numérique et ses usages.

Une vision avant une technologie

Une vision qui peut lui avoir été soufflée par ses collaborateurs, soit des managers qui ont adopté le numérique et qui poussent l'entreprise à changer ses codes, soit par les nouveaux arrivants, cette fameuse génération Y dont on dit qu'elle a une manière de travailler et d'envisager le monde totalement différente de ses pairs. Cela, notamment en raison de sa maîtrise des technologies et des usages qui vont avec. Reste qu'aujourd'hui, ces derniers n’ont pas encore de véritable influence sur le monde du travail, parce qu'ils viennent d'arriver d'une part, et parce que malgré tout leur mode de management est structuré par un enseignement transmis par la génération X.

Des entreprises plus compétitives ?

Quoi qu'il en soit, à l'heure du numérique, l'entreprise est en train de changer inexorablement de figure. Apparemment pour le mieux. En témoignent les chiffres donnés par l'étude récente de Cap Gemini et du MIT Center for Digital Business. Selon elle, les sociétés digitalisées enregistrent ainsi une meilleure profitabilité et une plus grande compétitivité.

Le digital et le mobile seront les principaux vecteurs de croissance d'ici à 2015

Par L'Atelier - Paris 26 septembre 2012 Laisser un commentaire
Ipad et croissance

Les entreprises devraient revoir leurs priorités stratégiques en faveur du digital et du mobile dans les trois prochaines années. Un revirement par rapport à 2011 où les réseaux sociaux avaient davantage la côte.

Le digital et le mobile représentent une priorité pour les entreprises et surtout un vecteur de croissance significatif pour leurs chiffre d'affaires. Face à l'explosion des technologies et mobiles, les dirigeants prévoient de changer leur orientation stratégique en conséquence. Cela suppose de saisir les nouvelles opportunités rapidement. En effet, 90% des dirigeants s'attendent à ce que leurs entreprises développent une stratégie agressive au cours de la prochaine année pour se positionner sur ces marchés selon un sondage* réalisé par KPMG. Cela passerait par un développement de leurs activités autour des appareils numériques, des services et de la distribution de contenu.

Les applications revues à la hausse

En effet, 92% des dirigeants interrogés s'attendent à voir s'accroître les activités de leur entreprise dans le digital et le mobile. Les répondants s'attendent à ce que la vente d'applications et de contenus sur les smartphones (18%) et les tablettes (16%) soient parmi les principaux moteurs de la croissance du chiffre d'affaires au cours des trois prochaines années. Un revirement par rapport à 2011 où ces deux segments étaient classés respectivement 10ème et 8ème. Quant aux médias sociaux (5%) et à la publicité en ligne (7%), ces deux canaux ne sont pas considérés comme aussi élevés qu'en 2011 où ils étaient cités dans le top 4 des principaux vecteurs de croissance. Toutefois, 54% des sondés prévoient quand même d'utiliser les plateformes sociales pour avoir une meilleure vision de leurs clients, 50% pour faire la promotion externe de leur marque et 49% pour mieux engager leurs consommateurs.

Investissement et barrière

Les entreprises sont prêtes à investir de façon significative. 62% des dirigeants sondés indiquent qu'ils ont suffisamment d'argent pour investir. En fait, pour 17% d'entre eux, l'investissement est déjà bien en cours et une majorité (54%) s'attend à investir davantage en 2013. En effet, plus de la moitié des cadres (66%) s'attendent à une amélioration des conditions économiques au cours de la prochaine année. Toutefois, 55% ont repoussé leurs attentes d'une reprise économique complète aux États-Unis en 2014 ou plus tard. Les dépenses se concentreraient principalement sur le développement de nouveaux produits et services pour 56% des dirigeants, l'amélioration des technologies de l'information pour 43% et 32% en acquisition.

* mené aux Etats-Unis pendant l'été 2012 auprès de 101 dirigeants seniors dans les entreprises des télécommunications et des médias - Media and Telecommunications 2012 Outlook Survey

Haut de page

Réagir à cet article

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas