Les dossiers de l'Atelier

Le jeu révolutionne l’apprentissage

Les "jeux sérieux" empruntent l'aspect ludique des jeux vidéo pour développer des solutions de simulation à des fins d'apprentissage. L'Atelier vous dévoile l'état de l'art de la spécialité à la Serious Game Session qui s'est tenue à Lyon.

Jouer permet aussi d’apprendre. C’est ce que proposent les serious games, des applications qui reprennent certains des codes des jeux vidéo traditionnels, mais à des fins éducatives. L’Atelier, qui suit le sujet depuis longtemps, s’est rendu à Lyon. La ville hébergeait en effet lundi la troisième Serious Game Session Europe.  Au programme du salon : applications des serious games dans le secteur de la formation professionnelle, de la santé, de l'enseignement et de la diplomatie. Le tout dans une ambiance bon enfant, réunissant aficionados des jeux et professionnels curieux de découvrir ou d'approfondir cette nouvelle manière d'apprendre. Réservés au départ au secteur militaire – le premier serious game d’entraînement à été commandé par l’US Army il y a une dizaine d’années – les jeux d’entraînement et de simulation professionnelle investissent depuis peu le secteur de l’entreprise.
Développer des compétences par le jeu
Où ils permettent de réaliser des véritables programmes d’entraînement pour les employés, d’un point de vue technique et de développement de compétences. Ainsi, la société britannique PIXELearning propose des scenarii interactifs dédiés à accroître les performances des salariés des entreprises en termes de résolution de problème, de communication ou encore d’analyse. Son directeur, à l'accent très british, présentait d'ailleurs à l'occasion du salon Makrini, leur nouvel environnement 3D. Mais les serious games sont aussi pour les sociétés une autre manière de communiquer. C’est le cas de L’Oréal, qui développe depuis deux ans Kérastase E-academy, un jeu visant à faire découvrir la marque aux futurs coiffeurs via plusieurs mises en situation destinées à vérifier les connaissances des étudiants.
Des jeux bons pour la santé
Autre champ d’application où les serious games occupent une place importante : le secteur médical. Ces jeux d’apprentissage peuvent aider à informer sur un problème de santé publique - diabète, cancer - via plusieurs applications ludiques. Mais aussi à entraîner les professionnels du secteur médical à faire face à une situation d’urgence, ou encore à sensibiliser les individus à un handicap comme la déficience visuelle, en permettant à l’utilisateur de visionner le monde de la même manière qu’une personne ayant des problèmes de vue. Enfin, cette nouvelle forme de jeu commence à trouver sa place au niveau de l’enseignement, notamment sous la forme de jeux multijoueurs. En Corée du Sud, Jong-Hyun Wi, professeur à la Chung-Ang University, expliquait ainsi lors d'une conférence que de nombreuses études de ce type sont menées depuis plusieurs années dans les écoles et les universités du pays. Et ces différentes méthodes semblent plaire : en 2010, les applications de réalité virtuelle représenteront 290 millions de dollars dans les secteurs de la chirurgie, de l’éducation médicale ou encore de l’entreprise.
Mathilde Cristiani
Sommaire 1ère partie :

Les serious games rendent compétents
Améliorer ses connaissances passe par la simulation
Comprendre le handicap par le jeu

Sommaire 2ème partie :

Créer un système planétaire est un jeu d’étudiants
Japon : le grand public largement touché par le quasi serious game

Sommaire 3ème partie :

Game Connection : les joueurs occasionnels, nouvelle cible des éditeurs
Game Connection : quand le corps devient manette de jeu
Game Connection : la publicité est un jeu

L’Atelier groupe BNP Paribas

Comprendre le handicap par le jeu

Par 04 décembre 2007 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Il est possible pour tout un chacun d'appréhender le monde tel que les malvoyants le perçoivent. Ce, en se mouvant et en interagissant dans une cuisine virtuelle. Cette technique permet de sensibiliser et de former à des problématiques encore trop confidentielles.

Succubus Interactive développe une solution permettant aux personnes qui jouissent d’une bonne vue de se glisser virtuellement dans la peau de malvoyants. Celle-ci utilise plusieurs applications propres au jeu vidéo, comme l’interaction avec l’environnement, pour sensibiliser et informer sur des solutions permettant de simplifier le quotidien de ces personnes. La start-up, qui exposait à la Serious Game Session, s’intéresse également à l’apprentissage de la médecine dans les universités. Elle propose pour cela sa technologie du jeu avec une modélisation 3D du crâne humain pour simplifier l’acquisition des connaissances.

Démonstration de Florent de Grissac, directeur associé chez Succubus Interactive

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1 Commentaire

bonjour
J'organise une journée sur le thème des jeux électroniques et le travail social à l'IRTS Neuilly-sur-Marne - le 21 novembre 2013
Je serais intéressé par toute prise de contact de participants potentiels à cette journée qui va comporter une séance plénière sur le jeu comme phénomène de société et des ateliers dont un sur handicap et jeux électroniques

Soumis par john ward (non vérifié) - le 16 juillet 2013 à 16h27

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