Les dossiers de l'Atelier

L'entrepreneur superstar !

La constitution d'écosystèmes complets favorisant la création et la croissance des start-up est une vraie tendance tant en Europe que dans les autres parties du monde. Fonds d'investisseurs, tutorat, incubateurs, accélérateurs : petit tour d'horizon des initiatives publiques et privées

le refuge des entrepreneurs

Le modèle californien du créateur de start-up réussira t-il à s'exporter ? En tous cas, nombreux sont les pays ou les régions à tenter de l'adapter à leurs spécificités. Poussés par nombre d'études qui promet croissance et innovation à ceux qui feront émerger un écosystème vertueux, des organisations issues de la volonté des états, de la stratégie des entreprises ou nées de la rencontre des deux univers poussent comme des champignons. Ils sont aidés en cela par une nouvelle génération d'entrepreneurs, culturellement en phase avec les concepts, le modus operandi et les techniques de communication de la Silicon Valley. 

Si en Europe, et particulièrement en France, l'entrepreneuriat est au cœur de la réflexion des écoles, des universités et des associations, les pays émergents ne sont pas en reste. La poussée du nomadisme remet au niveau ces régions, grandes utilisatrices du téléphone mobile. Résultat, les géants du Web s'engouffrent dans tous les écosystèmes locaux, afin de repérer et de canaliser les futurs entrepreneurs stars.

 

 

L'économie du 21e siècle dépendra de l'entreprenariat

Par 06 octobre 2011
Mots-clés : Smart city, Amériques, Asie, EMEA
worldmoney

La création d'entreprise est perçue comme un jalon de plus en plus important du dynamisme d'un pays. Mais pour cela, il faut rendre le terrain plus favorable à la prise d'initiatives.

Les entrepreneurs auront un rôle essentiel dans l'économie du 21e siècle dans les pays du G20, appuie McKinsey dans une étude : 319 millions de personnes (soit 12% de la population active) sont ainsi engagées dans des activités récentes d'entreprenariat. Et les PME représentent déjà 52% du PIB des pays du G20 et 64% des emplois. Selon le cabinet, dans un contexte financier incertain, les entreprises doivent en effet se montrer réactives et innovantes pour sortir leur épingle du jeu. Or ces qualités sont souvent caractéristiques des entrepreneurs, amenés à voir leur importance grandir dans les prochaines années. Pourtant, l'entreprenariat n'est pas une tâche aisée : seul 1 entrepreneur sur 7 concrétise ses projets. Certains leviers doivent du coup être actionnés par les gouvernements du G20 pour faciliter l'entreprenariat.

Créer des écosystèmes favorables

Tout d'abord, il faut veiller à la mise en place d'écosystèmes favorables au niveau local afin que les entreprises et les autorités puissent développer des stratégies économiques cohérentes. Cela passe par une forte collaboration entre le système éducatif et le monde professionnel, confier des missions de recherche industrielle aux universités, encourager l'échange de compétences entre les acteurs déjà implantés et les jeunes entreprises. Il est également important de fournir des infrastructures performantes en matière de R&D, transports, réseaux de communication ainsi qu'offrir des avantages (assouplissement de taxes...) susceptibles de promouvoir la création de ces entreprises. On peut prendre pour exemple le projet AutoVision à Wolfsburg tourné vers la haute technologie grâce à un partenariat entre Volkswagen et les pouvoirs locaux. Depuis 7 ans, cette initiative a permis de créer 240 entreprises et 23,000 emplois.

Un suivi financier et une culture

Le rapport évoque la nécessité pour les gouvernements de mieux accompagner ces PME naissantes au niveau financier. Il devient nécessaire de créer des places de marché à l'échelle continentale, comparables au Nasdaq afin de muscler l'expansion des entreprises innovantes. Il s'agit également de développer des mesures contre le chômage longue-durée en permettant à ces personnes de devenir entrepreneurs grâce à un accès aux prêts facilité et aux micro financements. Enfin, les Etats doivent créer une "culture de l'entreprenariat", notamment en Europe, sur le modèle des Etats-Unis, du Canada ou de l'Australie : encourager la prise de risques, comprendre le caractère non définitif de l'échec pour permettre aux entrepreneurs de rebondir. Des initiatives concernant ce dernier point sont déjà à l'œuvre en Grande-Bretagne par exemple, où 90% des programmes scolaires initient les élèves aux thèmes entrepreneuriaux dès 11 ans.

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