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L'espace de travail ne se limite plus aux frontières de l'entreprise

Le phénomène du "BYOD*" a accéléré l'acceptation par les compagnies que leurs salariés pouvaient être tout aussi efficaces s'ils travaillaient dans des lieux et à des horaires plus flexibles. Une souplesse qui requiert néanmoins des cadres.

Homme pianotant sur son smartphone

Multiplication des appareils électroniques permettant de réaliser de nombreuses tâches... Engouement des salariés pour ces outils, utilisés au travail, et pour le travail, quel que soit l'endroit... Augmentation de la demande de mobilité et de flexibilité... Autant de tendances qui font que les entreprises commencent à envisager le fait que l'espace de travail ne doit et ne peut plus être réduit à un espace et à un lieu uniques. Selon Citrix, en France, ce sont ainsi plus de neuf grandes entreprises sur dix qui devraient mettre au point des environnements de travail flexibles d'ici 2013. Cela, soit en autorisant l'usage des appareils mobiles personnels ou professionnels, voire en proposant des applications dédiées. Soit en s'interrogeant sur les modifications structurelles que ces nouvelles frontières annoncent. Plus de mobilité pourrait ainsi impliquer la création de nouveaux postes, comme celui d'un directeur de la mobilité.

Repenser ses métiers

Cela oblige aussi certains métiers, comme celui de l'informatique, à repenser son fonctionnement et son rapport à l'information. Voilà en tout cas ce que soulignaient récemment deux études publiées par Forrester Research. Fait intéressant : il serait réducteur de penser que cette demande de travail et d'efficacité en mobilité ne touche que certaines professions comme les cadres ou certains secteurs. Dans l'immobilier par exemple,  Cushman & Wakefield a lancé CW Mobile, une application permettant à un agent de travailler avec son client sur les lieux mêmes de la propriété qui l'intéresse. Le module permet de se renseigner sur l'environnement à proximité et sur le bâtiment. Autre secteur impacté : celui de la construction. Une étude réalisée par Channel Marketing Group et Allen Ray Associates rappelait récemment que les professionnels du secteur sont de plus en plus nombreux à utiliser ordinateur, smartphones et tablettes pour accéder depuis un chantier à des informations décisionnelles.

Des étapes à franchir

Le but de ces compagnies n'est pas philanthropique : décloisonner signifie aussi la possibilité de réduire les dépenses informatiques et améliorer la productivité et l'engagement. Cependant, avant de pouvoir parler d'un espace de travail complètement flexible, de nombreuses étapes restent à franchir. Notamment au niveau sécuritaire : cet éparpillement de l'information suscite de nombreuses inquiétudes et ralentit l'implémentation de projets de travail en mobilité. Dans des pays comme la France, c'est aussi toute une culture d'entreprise qu'il faudra faire évoluer. En effet, selon une autre étude de Citrix, beaucoup d'entreprises restent attachées à la présence physique de leurs salariés. Salariés qui sont enfin souvent peu au courant de leurs possibilités de travailler à distance, ou en mobilité. Cette même étude rappelle ainsi que plus de quatre personnes sur dix ne seraient pas au courant de la politique de leur entreprise sur le sujet.

*Bring your own device

Sommaire

Les salariés sont de plus en plus mobiles

Par 10 janvier 2012
mobile worker

La mobilité dans le monde du travail concernera de plus en plus de personnes cette année. A quelques exceptions près, c'est l'ensemble des pays qui devraient être concernés.

Le nombre de travailleurs mobiles dans le monde devrait continuer de croître dans les années à venir. Selon un récent rapport de l'International Data Corporation, cette population spécifique atteindra 1,3 milliards de personne en 2015, soit 37,2 % de la force de travail mondiale totale. Rappelons que ce chiffre dépassait tout juste le milliard de personnes en 2010. "Malgré l'agitation actuelle du marché, la mobilité demeure un facteur critique de l'emploi, et la tendance a peu de chances de s'inverser", explique Stacy Crook, analyste en chef chez IDC.

La Chine et l'Inde en tête de file

Une tendance généralisée à l'ensemble des régions du globe mais à des vitesses parfois différentes. La plus forte hausse devrait être observée dans la zone Asie Pacifique (excepté le Japon) avec un nombre de travailleurs mobiles passant de 601,7 millions en 2010 à 838,7 millions en 2015, notamment grâce à la bonne santé économique de la Chine et de l'Inde. A un niveau moindre, l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique enregistreront eux aussi une progression dans ce domaine avec une augmentation annuelle de 5,6% (244,6 millions d'employés mobiles en 2015 contre 186,2% cinq ans auparavant).

Les Etats-Unis et le Japon au ralenti

La zone Amériques (expérimentera, quant à elle, un accroissement plus mesuré de sa force de travail mobile, qui passera de 182,5 millions de personnes en 2010 à 212,1 millions en 2015. En cause, des taux de chômage très importants et une lente reprise des activités après la crise économique, notamment aux Etats-Unis (75% des travailleurs mobiles de cette région, le reste se répartissant entre le Canada et l'Amérique Latine). Enfin, le Japon sera un des seuls pays à voir ses effectifs de travailleurs mobiles diminuer, à hauteur de 0,2% par an. Ce phénomène serait imputable à une baisse de la natalité. Néanmoins, l'archipel restera une zone où la mobilité est bien implantée avec une pénétration de 64,8% sur l'ensemble des travailleurs en 2015, soit 38,6 millions d'individus.

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