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Madagascar : l'île de l'outsourcing en attente de fibre optique !

On en parle moins que le Maroc ou l'Inde, mais Madagascar - francophone, SMIC officiel à 20 euros -, émerge sur le marché du développement Web, du traitement des données et de la relation...

Outsourcing à Madagascar (1/2) : saisie et traitement numérique
Combien de jeunes sont qualifiés pour l'outsourcing ? Chaque année, 30 000 jeunes Malgaches atteignent le niveau Bac, dont environ 2000 proviennent d'une douzaine d'institutions scolaires...
Outsourcing à Madagascar (2/2) : débuts du développement Web
Le développement Web ne concerne pour l'instant que 300 salariés, mais... La disponibilité de webmasters, mais aussi de chefs de projets et de graphistes francophones, permet de développer des...
Madagascar : Softibox, une start-up sous les tropiques
David Combe et Mia Radilofe, 31 et 25 ans, ont ouvert un atelier Web (sept salariés) dans la périphérie de Tananarive. Ils ont tout les deux quitté leur emploi en France en avril 2005 pour...

Outsourcing à Madagascar (1/2) : saisie et traitement numérique

Par 03 mars 2006
Mots-clés : Smart city, Afrique, Europe

Combien de jeunes sont qualifiés pour l'outsourcing ? Chaque année, 30 000 jeunes Malgaches atteignent le niveau Bac, dont environ 2000 proviennent d'une douzaine d'institutions scolaires...

Combien de jeunes sont qualifiés pour l’outsourcing ?
 
Chaque année, 30 000 jeunes Malgaches atteignent le niveau Bac, dont environ 2000 proviennent d’une douzaine d’institutions scolaires complètement francophones. L'Alliance Française, presque un système scolaire parallèle, compte 30 établissements et 18 400 étudiants. 
 
Quels sont d'ores et déjà les champs de compétences de Madagascar dans ce domaine ?
 
Madagascar se positionne sur deux grands domaines : la saisie ou traitement de données et le développement Web francophone.
 
La saisie et le traitement numérique manuel emploient environ 3300 personnes.
 
Il existe 5 ou 6 gros ateliers (dont le pionnier, AIS, récemment racheté par ses cadres, fondé pour Berger-Levrault par Marc Friedel, fait du traitement numérique d’images pour la CEE), mais aussi Mad Com, Info Scribe.
 
La société Safig, bien connue des banques françaises pour la saisie de chèques, a par exemple délocalisé une partie de ses activités à Madagascar. Value-data emploie plus de 170 personnes et s’est spécialisée dans le traitement de données, la mise en page et surtout en transcription audio où elle est parmi les leaders. On trouve aussi de plus petits ateliers de 40 à 50 personnes, type Infocom, Nosycom, Madagraphic, Bactrim, Maki, Ingedata…
 
 

1,1 million d'habitants sont à Antananarivo, la capitale de l'Ile,
prête pour développer ses compétences en outsourcing avec de la fibre optique !
 
 
Et il suffit de se promener en centre ville à Tananarive pour être frappé par la prolifération de petites boutiques proposant à coté de services de photocopie, de la saisie. Une situation qui s’explique par le niveau des salaires : si le Smic local est à 20 euros, les salaires mensuels de base dans le secteur sont au moins de 32 euros par mois… et, en tenant compte des primes, ils dépassent 60 euros. 
 
Comment joindre ces « outsourceurs » depuis la France ? 
 
Ils ont évidemment chacun leur site Internet, qui leur apportent deux à trois contacts spontanés par mois, selon les entreprises du Goticom. Peu d’entre eux en revanche ont une structure formelle d’apporteurs d’affaires située en France.
 
Les sociétés spécialisées dans la saisie ont souvent un partenaire logistique à Paris - qui se limite parfois « à une fille avec un scanner, et un gars sur une mobylette ». Travailler avec une entreprise de Madagascar, c’est aussi une intéressante école de débrouille et de simplicité.
 
FC, pour l'Atelier, interview des membres du Goticom
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 03/03/2006)

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