Les dossiers de l'Atelier

Le Mainframe doit réussir son passage à l'ère internet

Les grands systèmes sont connus pour leur fiabilité. Internet et des innovations logicielles poussent à leur évolution. Mais celle-ci est freinée par des ressources financières et humaines limitées. D'où un besoin d'outils pour palier ces problématiques...

Les grands systèmes sont connus pour leur fiabilité. Internet et des innovations logicielles poussent à leur évolution. Mais celle-ci est freinée par des ressources financières et humaines limitées. D'où un besoin d'outils pour palier ces problématiques.
 
Le mainframe, qui fête ses trente ans de bons et loyaux services, est au cœur des plus grandes entreprises mondiales. Et, selon le Gartner, 75% des données métier sont traitées en Cobol sur des mainframes. Sans compter que 15% des nouveaux programmes développés le seront dans ce langage. Autant dire que la fin des mainframes, souvent annoncée, est un mythe.
 
Un renouveau amené par internet
 
Rien d'étonnant donc à ce que L'Atelier organise, le 14 juin dernier, une conférence dédiée à l'importance de leur modernisation en partenariat avec Compuware. En effet, ces grands systèmes - fiables, performants et très sécurisés -, enregistrent même aujourd'hui un regain d'intérêt. D'une part en raison de l'arrivée d'Internet et du client léger, et d'autre part suite à l'apparition de plates-formes innovantes en environnement mainframe.
 
Une gestion fine des ressources
 
En outre, de part leur souplesse de fonctionnement, ces machines répondent aux fortes attentes des entreprises en matière d'externalisation. Le plus gros problème au renouveau des grands systèmes est humain : il y a pénurie de spécialistes. C'est pourquoi les entreprises - en liaison avec leurs partenaires - devront se doter de stratégies ambitieuses reposant notamment sur une gestion fine de leurs ressources humaines.

Le sommaire

Mainframe 1.9: l'histoire, les outils, les nouveaux défis
Seule une petite partie du budget des organisations et des gouvernements est disponible pour les nouveaux développements sur grands systèmes. C'est donc aux outils de tests d'aider les entreprises à coder plus et mieux...
Mainframe 2.0: à l'heure de l'industrialisation
Afin de proposer une suite complète de maintenance des applications sur Mainframe, Compuware s'est associé à MetaWare pour ses technologies de modernisation du code...
Améliorer le code pour entrer dans une nouvelle ère
Pour passer d'une génération de mainframe à une autre, CapGemini a fait appel au système d'analyse du code - et de ses impacts - développé par Compuware...
Le Mainframe tient encore son rang
Pour les projets de développement actuels, les grands systèmes sont plus utilisés en Amérique du Nord qu'en Europe et plus appréciés des PME que des grands comptes...

Si vous souhaitez lire le compte rendu de cette conférence, cliquez ici

(Atelier groupe BNP Paribas – 16/07/2007)

Mainframe 1.9: l'histoire, les outils, les nouveaux défis

Par 16 juillet 2007
Mots-clés : Digital Working, Europe

Seule une petite partie du budget des organisations et des gouvernements est disponible pour les nouveaux développements sur grands systèmes. C'est donc aux outils de tests d'aider les entreprises à coder plus et mieux...

Seule une petite partie du budget des organisations et des gouvernements est disponible pour les nouveaux développements sur grands systèmes. C'est donc aux outils de tests d'aider les entreprises à coder plus et mieux.
 
Compuware, a créé en 1973 ses premiers outils Mainframe. "Nous disposions en 1995 de 350 sites MVS et de 200 sites DOS VSE", rappelle Dominique Perrin, vice-président Europe du Sud chez Compuware. En 2007, la société ne disposait plus que de 100 grands sites Mainframe MVS. Mais ceux-ci proposent une puissance multipliée par trente, un volume d'applications multiplié par cinq et de nouvelles architectures opérationnelles. Dans de nombreuses autres entreprises, le Mainframe est LE coeur du système. Mais la météorite Internet, la pénurie de ressources (papyboom...), le désintérêt de certains éditeurs, ou encore une forme de résignation face aux coûts et à la complexité remettent en cause les grands systèmes.
 
20% du budget pour les nouveaux investissements
 
La situation est cependant loin d'être dramatique. 70% des organisations et des gouvernements font tourner des applications critiques sur Mainframe. Mais, selon Forrester Research, les firmes dépensent 80% de leur budget logiciels pour la maintenance et l'évolution du cœur système, ce qui leur laisse seulement 20% pour de nouveaux investissements. De plus, si les outils utilisés par le Mainframe sont efficaces et éprouvés, ils restent isolés et partiels. Enfin, la productivité reste principalement basée sur l'outillage des individus, ce qui rend les techniques de maintenance relativement archaïques. Pourtant, nombreuses sont les entreprises qui doivent faire évoluer leurs systèmes. Ainsi, en 2005, Compuware a été confronté à la nécessité de mettre en place un processus automatique de test complet de non régression pour tout son système.
 
Faire évoluer est une obligation
 
En 2006, c'est au tour d'une grande SSII de faire une autre tentative. Elle met en place un processus d'industrialisation de TMA Cobol (qualité de code, analyse d'impact, industrialisation des processus...). Aujourd'hui, faire évoluer son Mainframe n'est plus une option. A la clef: la baisse des coûts, le passage de l'outillage individuel à l'industrialisation des processus, mais aussi pour transférer les connaissances de l'individu vers le système et comprendre, transformer et automatiser le changement, tout en créant des méthodes partagées et en mettant en place des processus répétitifs et mesurables. C'est pourquoi le passage du Mainframe 1.9 à la version 2.0 devient inéluctable, qui permettra de se donner comme objectif de gagner 30% de productivité, de rendre la maintenance attractive et technologiquement en pointe, et de s'attaquer véritablement à l'industrialisation.
(Atelier groupe BNP Paribas – 16/07/2007)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas