Les dossiers de l'Atelier

Pour mieux apprendre, pensez technologies !

Les initiatives qui mêlent enseignement et high-tech confirment le rôle de cette dernière sur la rapidité d'acquisition des connaissances et de compétences. Reste à transformer l'essai, et à l'échelle mondiale.

Dans une étude commandée à l'Ifop par L'Atelier et présentée à l'occasion de la conférence "One Laptop Per Child : plus qu'un ordinateur, une véritable révolution pédagogique !", il revenait clairement qu'en France, les individus ont identifié les bienfaits des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation. A une échelle plus globale, le projet One Laptop Per Child (OLPC) a lui aussi mis en avant les bénéfices des technologies pour l'éducation, notamment dans les pays émergents. Le constat de départ est simple : les solutions d'e-learning, et maintenant de m-learning, prolongent et rendent plus flexibles les moments d'enseignement. Mais permettent aussi à des publics qui ne le pouvaient pas forcément d'accéder à des formations. Ce, en raison de leur travail, de l'éloignement...
Les technologies ne jouent pas un rôle positif uniquement au niveau de l'enseignement à distance. Intégrer téléphone portable, jeux vidéo, solutions de réalité augmentée et modules collaboratifs aux projets éducatifs facilite l'acquisition des connaissances. Reste qu'il ne faut pas s'engager de façon précipitée dans une démarche d'e-learning ou d'insertion des TIC au processus éducatif. D'une part parce que toutes les technologies ne sont pas forcément adaptées à la forme de savoir que l'enseignant cherche à transmettre. Mais aussi parce que trop de supports high-tech peuvent perturber au final plus qu'ils n'aident l'acquisition des connaissances. Parmi les conseils qui ressortent des différentes initiatives menées : la nécessité de miser sur la logistique et l'encadrement des élèves, mais aussi définir une stratégie bien rodée à laquelle les outils technologiques s'ajoutent.

Sommaire

Encadrement et investissements sont la clé de la réussite de l'e-learning

Par 05 février 2010
Mots-clés : Smart city, Europe

Pour transformer l'essai des cours à distance en solution d'enseignement pérenne, les universités doivent miser sur le soutien logistique et financier. Tout comme sur l'encadrement des élèves.

Si elles s’en donnent les moyens logistiques et financiers, les universités peuvent mettre en place des expériences d’e-learning aux bénéfices particulièrement importants. C’est la conclusion d’un rapport publié par l’Agence Nationale pour les TIC et les Télécoms du Danemark*. Celle-ci s’est particulièrement intéressée à l’expérience mise en place par la faculté des sciences de la vie de l’université de Copenhague. L’e-learning bénéficie de son propre département au sein de l’université, fournissant un soutien administratif et un encadrement aux enseignants et aux élèves. Par ailleurs, l’université a investi dans une véritable structure de management en ligne. Les étudiants ont ainsi accès à des classes virtuelles où l’ensemble du matériel de cours se trouve rassemblé, ainsi que les objectifs du cours, etc.
Structurer l’apprentissage pour le rendre moins passif
Un forum amélioré leur permet également de communiquer entre eux et avec leurs professeurs. Mais pour que l’expérience soit véritablement une réussite il faut également structurer l’apprentissage. "Les étudiants doivent être très assidus dans leur apprentissage", explique à L’Atelier Marianne Mazaheri, chef de section à l’ITST. "Ils sont évalués de manière continue et doivent rendre des travaux chaque semaine". Résultat, ils sont beaucoup moins passifs que dans des cours classiques. Par ailleurs, l’accent est mis sur le travail collaboratif. "Les étudiants apprennent beaucoup les uns des autres", explique-t-elle. "Ils doivent commenter leurs travaux, réaliser des présentations sur leur propre environnement.. ".
Le travail collaboratif au coeur de l’apprentissage
Du rapport, il ressort que les étudiants ayant suivi ce programme ont bénéficié de notes supérieures et d’un taux d’abandon inférieur à la moyenne tout en exprimant un très fort niveau de satisfaction. Pour l’université elle-même, les bénéfices ont aussi été importants. Les outils technologiques d’apprentissage ayant fait leur preuve, ils sont désormais utilisés largement au sein de l’organisation toute entière. Par ailleurs, ce programme lui permet d’étendre son coeur de cible à des étudiants partout dans le monde, et donc d’entrer en compétition avec des universités bien plus prestigieuses. "L’université est aussi amenée à collaborer avec des professeurs d’autres universités parfois très reconnus". La faculté songe également à utiliser cette expérience dans le cadre de formations continues à destination des professionnels.
* IT- Og Telestyrelsen (ITST)

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