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Le numérique s'installe définitivement comme un facteur de développement

Internet représente désormais une part importante de la croissance des pays. Ce qui encourage ces derniers à investir dans des infrastructures et des écosystèmes de qualité. Avec un succès qui reste variable.

croissance numérique en hausse

En France, le web contribuait à un quart de la croissance en 2010, rapporte l'étude livrée par McKinsey sur le sujet. Un pourcentage que l'on peut accompagner de quelques chiffres, comme celui des emplois : 700 000 auraient été créés en 15 ans dans le secteur dans l'Hexagone. Mais cette bonne nouvelle, en France comme dans de nombreux autres pays où la situation est identique, ne doit pas pousser à l'immobilisme. La marge de progression est encore très importante.

Pour créer un écosystème favorable, les gouvernements se lancent du coup dans des programmes de haut débit - voire très haut débit pour tous. Avec plus ou moins de succès : au Brésil, les objectifs annoncés pourraient être un peu trop optimistes. Reste que dans de nombreux pays émergents, comme en Afrique du sud ou au Kenya, c'est plutôt le mobile qui tire la croissance. En attendant le web mobile, qui se fait peu à peu sa place.

Internet stimule fortement la croissance française

Par 09 mars 2011
Mots-clés : Digital Working, Europe
Plusieurs ordinateurs sont reliés entre eux

Si le web représente désormais un quart de la croissance dans l'hexagone, la marge de progression est encore importante. Cela passera notamment par des politiques volontaristes publiques / privées.

L’impact de la filière Internet sur l’économie française reste encore bien sous estimé. C’est le constat de l’étude intitulée "Impact d’Internet sur l’économie française", réalisée par le cabinet McKinsey en 2010. Même si le web contribuait à hauteur de 25 % à la croissance française l'année dernière, la marge de progression est importante. La contribution d’Internet au Produit intérieur brut (PIB) français devrait en effet doubler d’ici à 2015, notamment grâce à l’Internet mobile et au cloud computing. Pour autant, un engagement des pouvoirs publics et des entreprises afin de mener des politiques volontaristes d’investissements dans ce secteur permettrait de capter un potentiel économique. Ce dernier serait estimé à 31 milliards d’euros supplémentaires d’ici à 2015, soit une contribution d’Internet au PIB de 160 milliards d’euros d’ici à trois ans.

Un retour sur investissement important

Entre 2009 et 2010, la part du secteur Internet dans le PIB a augmenté de plus de 12 milliards d’euros. Les PMEont joué un rôle crucial dans cette dynamique de croissance. Le web est effectivement un accélérateur de développement pour ces entreprises. Aujourd’hui, un euro investi dans les TIC génère deux euros de marge opérationnelle. En ce qui concerne le marketing en ligne, un euro dépensé rapporte deux euros cinquante de bénéfice. Les entreprises "à forte intensité web", c'est-à-dire celles qui utilisent beaucoup Internet dans leur modèle d’affaire, ont crû deux fois plus vite que les autres (7% contre 3,2%) ces trois dernières années.

Des gains substantiels pour le consommateur

Internet a déjà permis la création nette de plus de 700 000 emplois en l’espace de 15 ans, soit un quart du total des créations nettes d’emplois. Les bénéfices pour les agents économiques sont donc nombreux. Ils vont de l’accélération de la recherche d’emploi jusqu’à la création d’un "surplus de valeur", c'est-à-dire d’une valeur économique gratuite, à travers l’utilisation de services Internet financés par la publicité en ligne. "Ce surplus s’est élevé en 2009 à 7 milliards d’euros, soit 36 euros par mois et par foyer connecté", souligne l’étude. Enfin le e-commerce, qui introduit plus de concurrence avec les points de vente classiques, a conduit à une baisse des prix des produits. L’économie générée a été de l’ordre de 2,5 milliards pour les consommateurs.

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