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Le participatif s'installe comme un mode reconnu de création et de financement

Peut-on encore innover en cercle fermé ? Les initiatives se multiplient qui font appel aux individus pour améliorer des produits ou des process, mais aussi pour financer des projets d'entreprise. Cela, de manière non seulement légale mais valorisée.

innovation groupe

 

Crowdsourcing, crowdfunding. Deux anglicismes restés pendant longtemps un peu barbares mais qui commencent à être utilisés couramment. Et à être considérés par les entreprises - mais aussi par les gouvernements - comme des modes non seulement valables mais efficaces pour innover. En effet, elles sont de plus en plus nombreuses à lancer qui des concours estudiantins, qui des consultations de leurs consommateurs, pour créer ou affiner un produit. Des entreprises comme Procter&Gamble, avec leur site Connect&Develop, font appel aux individus pour trouver des solutions à des besoins précis de recherche. Le but : trouver des réponses à des questions et des besoins auxquels l'entreprise n'avait pas au départ pensé. L'enjeu d'image n'est pas non plus à négliger. Mais pas seulement. Pour certaines marques, recourir au collaboratif est un véritable moyen de conception de produits "finis".

Innover en collaborant

Des agences comme Creads ou Adtriboo donnent ainsi la possibilité à une entreprise de faire part de son besoin pour une campagne publicitaire. Plusieurs créatifs inscrits sur le site peuvent ensuite proposer leurs projets. Un système équivalent à celui des compétitions en agence mais qui donne sa chance à tous les profils. Le pouvoir économique de cette intelligence collective n'est donc plus à renier. D'autant qu'il est parfois direct : d'abord réservé aux secteurs culturels et associatifs, le financement participatif (crowdfunding) est devenu un moyen intéressant pour les jeunes entreprises de lever des fonds pour lancer leur projet. Fonds qu'elles avaient du mal à trouver par les voies classiques. Des sites comme Kickstarter aux Etats-Unis, mais aussi Ulule et Wiseed en France deviennent ainsi de plus en plus une place de marché pour des jeunes pousses. Et fait intéressant : cette tendance a pris tellement d'ampleur qu'aux US, elle est devenue l'un des volets légaux de financement des petites entreprises, via le Job Act.

Modifier le secteur B2B ?

Une initiative qui pourrait modifier le secteur B2B, et stimuler la croissance. Est-ce à dire que tout projet doit être mené en collaboration avec la dite foule, au niveau de la conception comme celui du financement ? Pas forcément. Un chercheur de l'ESCE rappelait ainsi récemment que si l'intégration du client améliore les performances de création de l'entreprise, elle peut aussi lui nuire si cette dernière écoute trop son consommateur et donc ne le surprend plus, ou si elle se laisse submerger par les suggestions. Selon ce dernier, la phase de développement doit ainsi rester la primeur de la société. Et côté financement, il semble important avant de lancer un projet de ce type de s'assurer que l'internaute qui y contribue y trouvera son profit. Une simple contribution, si elle n'est pas récompensée, ne devenant alors qu'un engagement idéologique, politique, ou un don financier.

 

Pour innover, les entreprises intègrent de plus en plus leurs clients

Par 29 août 2012 1 commentaire
client

Les innovations de produits génèrent un revenu important pour les entreprises européennes qui s'inspirent des idées des clients pour lancer de nouveaux produits.

Les entreprises européennes, bonnes élèves en termes d'innovation de produits ? Oui, si l'on en croit une récente enquête de Statistics Finland, qui annonce que 15% du chiffre d'affaire total des sociétés en 2010 provenait des innovations de produits lancées sur le marché au cours de la période 2008-2010. Sur cette même période, 46% des compagnies ont eu une activité innovante relative aux produits et aux procédés. Et ce qui est intéressant, c'est que selon l'étude, l'un des moteurs de cette innovation seraient les clients : le rapport explique que les compagnies sont de plus en plus nombreuses à consulter leurs consommateurs sur leurs attentes pour accélérer la sortie de produits. La grande majorité des entreprises ayant exercé une activité d'innovation aurait ainsi indiqué avoir intégré des informations sur les utilisateurs ainsi que leurs idées de produits dans leur activité d'innovation et de création de produits innovants.

Dans le domaine de la santé

En fait, plus la taille de l'entreprise augmente, plus  l'exploitation de l'information à partir des systèmes de rétroaction des clients, d’études de marché ou d’enquêtes sur les besoins des utilisateurs devient plus fréquent, tout comme le développement conjoint avec les utilisateurs. En revanche, l'intégration des produits modifiés par des utilisateurs est presque aussi répandue quelle que soit la taille des entreprises. L'enquête sur l'innovation a également analysé l'activité d'innovation dans les domaines de la santé et de l’action sociale. La part des entreprises ayant procédé à des innovations de produit ou de méthodes est de 44%, soit presque la même que la moyenne des autres industries. Les entreprises dans les secteurs de la santé et de l’action sociale ont déclaré que leurs dépenses totales consacrées à l'activité d'innovation s’élevaient à 80 millions d'euros en 2010. En fait, elles déclarent plus souvent que les autres entreprises leurs activités  telles que l'externalisation de l'expertise et  la formation liée à l'activité d'innovation.

Lancement de nouveaux produits

Près de la moitié des entreprises avaient adopté des innovations marketing et organisationnelles et 57% se sont engagées dans des activités d'innovation au sens large. Entre 2008 et 2010, les caractéristiques générales de l'activité d'innovation liées aux produits et services sont restées assez stables depuis la période 2006-2008. 1/3 des entreprises a lancé des innovations de produits sur le marché. Et 60% d’entre elles ont lancé des nouveaux produits sur le marché. 1/6 entreprise qui a fait des innovations de produits estime avoir mis sur le marché une innovation dont les caractéristiques sont les premières au monde. Enfin, les dépenses d'innovation déclarées par les entreprises s'élèvent à 7,3 milliards d'euros en 2010.  

 

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Soumis par sandrine CASTEL-BIDERRE (non vérifié) - le 04 mars 2014 à 15h21

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