Les dossiers de l'Atelier

Régler devient un acte résolument virtuel et mobile

Les systèmes de paiement sur web et mobile se diversifient, à destination des bancarisés comme de ceux qui ne le sont pas. Mais des freins, notamment sécuritaires sont encore à lever.

iphone rempli d'argent

Payer en ligne - via un ordinateur ou un mobile - geste des plus banal ? On pourrait presque dire oui. Ainsi, si on en croit une étude de Novantas, seuls 15 % de consommateurs américains préféreraient encore se déplacer en agence pour transférer des fonds, plutot que passer par un système de virement via Internet. Voilà pour les Etats-Unis. A l'échelle mondiale, et si l'on se concentre sur le mobile, Juniper Research estimait récemment que le nombre d'utilisateurs de services bancaires depuis un téléphone devrait s'élever à 530 millions en 2013.

Des initiatives qui se multiplient

Du coup, les acteurs du marché peaufinent leurs stratégies et cherchent les moyens de fidéliser au plus vite les utilisateurs. FreeMonee par exemple propose aux banques de se rapprocher de commerçants locaux et de devenir un intermédiaire distributeur de coupons de réduction personnalisés. Certains poussent même le concept, comme Lenddo, jusqu'à accorder des crédits en fonction de la popularité des demandeurs sur les réseaux sociaux !

Former et proposer des solutions complémentaires

Reste que pour un nombre important de consommateurs, la question de la sécurité se pose encore trop pour leur donner envie d'utiliser d'autres moyens que ceux traditionnels pour gérer leur vie financière. D'où un nécessaire travail de formation et de pédagogie à mener auprès des publics réticents ou qui ne se sentent pas du tout concernés. Mais aussi la diversification d'offres de paiement permettant de ne pas dévoiler d'informations bancaires ou confidentielles. A l'image de LemonWay, pour envoyer de l'argent à ses proches ou à des commerçants en quelques clics, ou de BoaxPay, qui propose un système de règlement par SMS.

 

Au quotidien, la banque américaine se vit en ligne

Par 22 mars 2012 1 commentaire
Banque en ligne

Outre Atlantique, l'adoption des services bancaires en ligne se développe rapidement. Ce qui ne signifie pas pour autant la fin des agences physiques. Mais la population bancaire privilégie différents canaux en fonction des opérations qu'ils font.

Aux États-Unis, les consommateurs délaissent de plus en plus les agences bancaires, leur préférant les services en ligne, montre une étude de Novantas. Par exemple, pour transférer des fonds, 15% des clients interrogés ont annoncé préféré se rendre en agence en 2011, contre 45% en 2006. Cela ne signifie pas pour autant que l'agence n'ait plus lieu d'exister puisqu'elle est toujours importante pour les opérations jugées de grande valeur. Et pour cause, 66% des répondants considèrent qu'avoir une agence proche est importante quand 47% pensent encore qu'une banque n'est pas légitime lorsqu'elle n'est pas physique. Mais cette tendance fait suite à une préférence grandissante des consommateurs pour les canaux de self-service puisque c'est le cas pour une majorité de 53% des répondants.

Une population disparate

Tous les consommateurs ne sont toutefois pas égaux face aux services bancaires en ligne. Et l'on dénombre trois types de consommateurs. D'abord, le client traditionnel qui préfère son agence et la fréquente trois à quatre fois par mois. Il représenterait 25 à 40% de la population bancaire et privilégierait la proximité d'une agence pour choisir une banque à hauteur de 86%. Ensuite, le client "ultra-connecté" qui lui fréquente autant de fois son agence que le traditionnel mais qui, en revanche, utilise de la même façon les différents canaux. Il représenterait 30 à 45% de la population bancaire. Enfin, le client "virtuellement domicilié" qui n'utilise l'agence que pour des opérations importantes et lui préfère, pour le quotidien, les services en ligne. Ces derniers représenteraient jusqu'à 35% de la population bancaire et privilégieraient la facilité d'usage des services en ligne pour choisir leur banque (86%).

Des adaptations à mener

S'il existe bien des consommateurs différents, le secteur bancaire doit donc bien s'y adapter. Tout d'abord, en analysant leur portefeuille de clients afin de comprendre leur rapport à leur banque. Et ce pour réévaluer leur réseau de distribution actuel et diminuer les coûts inutiles en s'adaptant. Ensuite, en investissant dans la technologie afin de mettre à disposition des outils de self-service efficaces afin d'accompagner une transition naturelle. Enfin, en identifiant les différents types de consommateurs afin d'adopter une approche de vente de plus en plus segmentée et usant des différents canaux, physiques comme virtuels.

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1 Commentaire

Personnellement, je suis très familier aux paiements sur Internet et autres paiements à distance. Mais je peux clairement comprendre les personnes n'ayant pas ou peu confiance dans la banque en ligne, et même, plus récemment, dans les cartes bancaires sans contact qui ont montré d'importante faille de sécurité.

Soumis par Franckys (non vérifié) - le 15 mai 2012 à 09h18

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