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Les réseaux sociaux attirent autant qu'ils inquiètent les PME

Les petites et moyennes entreprises adoptent de plus en plus ces médias, afin de communiquer, de vendre et de fidéliser. Mais beaucoup ont peur de mal gérer leur réputation, et ne cernent pas encore les avantages de telles stratégies.

interrogations sociales

 

Il suffit de regarder les titres des articles se faisant l'écho d'études revenant sur l'usage fait par les petites et moyennes entreprises des réseaux sociaux pour constater unanimement que ces dernières, même si elles ne sont pas encore majoritaires, commencent à pleinement s'intéresser à ces modes de communication pour rester en contact avec leurs clients. Les raisons de cet engouement ? La crise et la nécessité de réduire ses investissements sont souvent citées en exemples. Les instituts AVG et GfK rappelaient ainsi récemment qu'entre 2010 et 2011, les investissements technologiques au Royaume-Uni et aux Etats-Unis ont diminué de 15 et 17 %. Ces deux critères ont encouragé les PME à s'intéresser à d'autres méthodes, moins coûteuses, et qui permettent d'atteindre facilement leurs cibles. Comme les médias sociaux.

Répondre à la demande

Autre argument avancé : selon une étude récente de thinkJar et Sword Ciboodle, 56% des sociétés - en Australie -ont aussi décidé d'adopter ce type de solutions suite à la demande de leurs clients. Du coup, les initiatives se sont multipliées sur un an. Pour Hiscox, c'est d'abord pour accroître leur notoriété (27 %) que les PME se créent des interfaces sur les principaux sites sociaux. 15 % le font dans le but d'augmenter leurs ventes, et 11 % afin d'améliorer leur service client. Autant de chiffres qui devraient évoluer sur l'année en cours. Reste que si certaines ne sont lancées dans la course, d'autres ne cachent pas leurs appréhensions.

Des appréhensions à régler

Si vSplash et BIA/Kelsey ont constaté que seules 19,5 % des PME proposaient un lien vers une page Facebook, c'est en grande partie parce que beaucoup appréhendent encore de ne pas savoir gérer leur réputation en ligne ni comment répondre aux internautes. Enfin, parmi celles qui ont intégré les médias sociaux, beaucoup l'ont fait sans adopter de stratégie particulière, et ne voient pas véritablement en quoi ces supports leur seront utiles. D'où la nécessité de mettre en place à la fois des modules de formation et de sensibilisation, et de s'interroger avant tout lancement d'initiative sociale sur le but à atteindre. Ainsi Pierre Miceli, de Someka, et interrogé par L'Atelier, rappelle l'importance de ne pas proposer de page dédiée tant que des problèmes de logistique, par exemple, n'ont pas été réglés. 

Les PME encore timides en matière de réseaux sociaux

Par L'Atelier - Paris 18 avril 2012 Laisser un commentaire
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Les petites et moyennes structures sont moins de 20% à proposer un lien vers une page Facebook sur leur site Web. Ce qui témoignent d'un retard sur les consommateurs mais qui ouvre aussi des perspectives.

Facebook, Twitter, LinkedIn, "liker" une photo, poster un commentaire sur la page d'une marque... Autant de pratiques devenues quasiment de la routine pour les internautes, y compris en direction de pages d'entreprises. Mais les entreprises, justement, sont loin de suivre au même rythme. Le fournisseur américain en technologies d'e-commerce et de web-marketing vSplash, dédié au monde des PME, a mené une étude avec les analystes de BIA/Kelsey. Résultat ? 19,5% des PME seulement présentent sur leurs sites Web officiels un lien vers une page Facebook. Ce chiffre est issu de l'analyse automatique d'un million de sites d'entreprises (dont 700 000 aux Etats-Unis) dans 14 pays, menée avec le moteur SMB DigitalScape conçu par vSpalsh. Ce constat pourrait être affolant mais il ouvre aussi de nouvelles perspectives aux entreprises concernées si elle s’y prennent bien.

Méconnaissance et appréhension

Selon Pierre Miceli, de la société de conseil en stratégies sur les médias sociaux Someka, les réticences des PME sont de plusieurs ordres, pas franchement différentes de celles des grosses sociétés : la méconnaissance pure et simple de l'univers des médias sociaux, l'appréhension quant à l’e-réputation et la peur de ne pas maîtriser les interventions des internautes, le manque d'organisation et de budget. "Souvent, ces entreprises vont se demander s'il leur faut s'équiper, et elles sont réticentes à embaucher pour ce genre de mission. Mais peu à peu, elles se rendent compte que l'investissement nécessaire, c'est du temps et de la formation." Autre préoccupation, le ROI. Or, il faut au moins laisser passer six mois avant de voir les améliorations en relation client générées par une page Facebook par exemple. Et attention : "Si votre société a déjà des problèmes, de livraison, de logistique, de clients mécontents, continue Pierre Miceli, n'ouvrez pas la boîte de Pandore en créant une page Facebook ! Réglez les problèmes avant."

L'appui obligatoire des dirigeants

Le sponsor interne d'un haut dirigeant est essentiel pour le succès d'une présence sur les médias sociaux. Comme généralement plusieurs personnes de divers services sont appelées à intervenir en ligne, mieux vaut que quelqu'un valide la ligne éditoriale et la stratégie. "Il est aussi important de regarder ce que font les concurrents, mais aussi les partenaires, les revendeurs, pour par exemple compenser leurs manques" continue Pierre Miceli. Et dans tout ça, quid du site Web officiel ? "L'un ne va pas sans l’autre. Avant de faire une page Facebook, il faut parfois d’abord refaire le site, améliorer le référencement naturel". Justement, l'étude de BIA/Kelsey et vSplash relève nombre de lacunes en matière de site Web : six sites de PME sur 10 ne proposent pas de numéro de téléphone, près des trois quarts n’ont pas d'e-mail dédiés aux clients. Dans ces cas-là, Facebook n'est pas la priorité.

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