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Les réseaux sociaux, bras armé de la publicité ?

Avec les réseaux sociaux, la publicité virale serait-elle devenue le nouveau graal des entreprises ? Une interrogation qui en pose surtout d'autres : celle de la méthode à utiliser ainsi que celle du calcul de la réussite.

Homme derrière ordinateur

Certes, l'innovation et la technologie ont permis à la publicité de changer de forme, de se renouveler, d'inventer de nouvelles façons d'attirer ou de fidéliser des consommateurs. Et en premier lieu les réseaux sociaux. Mais dans le même temps, ces même innovations et ces même technologies ont créé une difficulté supplémentaire aux publicitaires, un objectif : rendre la publicité virale. Car, pourrait-on dire, une publicité efficace est une publicité qui se diffuse largement. Bref, qui fait le buzz. Une bonne nouvelle ? Pas forcément, car il n'y a pas de recette pour viraliser du contenu. Alors bien sûr, il existera toujours des secteurs plus disposés au bouche à oreille, des techniques bien connues, des sentiments sur lesquels joués qui favorisent le succès d'une publicité.  Mais luxe, personnalités publiques ou encore humour ne sont pas suffisants pour s'assurer du succès d'une réclame. Les réseaux sociaux peuvent aider, mais ils ne sont donc pas la clé.  

 

La publicité virale, gage de performance ?

 
D'autant plus si l'on considère ces plate-formes comme de simples médias de masse sans chercher à en comprendre les utilisateurs et, à fortiori, son public. Il faut bien penser au contenu, mais ne pas oublier de considérer les supports qui sont utilisés pour des raisons différentes, par des communautés différentes. Et puis peut-être un peu de chance peut servir au succès d'une opération et voir croître le nombre de clics ou de vues d'utilisateurs uniques. Mais est-ce bien suffisant ? Légitime question car l'autre difficulté demeure le calcul du succès d'une campagne, nécessitant la création de nouveaux outils adaptés aux nouvelles méthodes des communicants, à savoir : un utilisateur cliquant sur une bannière est il un consommateur fidélisé, un consommateur potentiel, un consommateur qui en parlera à tous ses proches. Rien n'est moins sûr.

Pas de stratégie unique et réplicable pour viraliser une publicité

Par Renato Martinelli 21 mars 2012 Laisser un commentaire
Bouche à oreille

Certains paramètres favorisent la viralisation d'une réclame. Mais il n'est pas possible de partir de ces caractéristiques et de les répliquer sans fin pour s'assurer du succès et de la diffusion de ses modules.

Comment créer une campagne de publicité en ligne virale ? C'est la question que se posent de nombreux publicitaires. Et que se sont posée des chercheurs des universités de Miami et de Hartford. Leur étude montre que le partage de contenu publicitaire en ligne est favorisé par trois variables. D'abord, les individus qui partagent déjà de l'information sur Internet avec leur entourage sont plus disposés à partager des publicités. Ensuite, le fait de juger pertinente une publicité avec les centres d'intérêt d'un proche favorise le partage. Enfin, un internaute attaché à une marque ou à produit aura tendance à en diffuser du contenu. Des résultats qu'approuve Emmanuel Vivier, cofondateur de Vanksen : "l'échange de valeur entre celui qui envoie et celui qui reçoit le contenu est important", explique t-il. Mais il précise : "il existe cependant des thématiques efficaces qui favorisent le bouche-à-oreille telles que les stars ou les publicités à forte émotion comme la peur ou la pitié".

Publicité BtoC vs publicité BtoB

Ces conclusions font suite à un sondage de personnes jugées disposées à s'intéresser à des produits BtoB ou à des produits BtoC. Les chercheurs ont interrogé 418 membres du site Medtrackalert qui affirmaient être concernés par leur santé ainsi que 248 membres du site Techrepublic qui suivent l'actualité technologique. Les sondés ont été exposés, selon leur catégorie, à une publicité pour un médicament ou à une publicité sur un service de traitement de données. Des questions leur ont été posées pour calculer un niveau de partage de la publicité en fonction de l'attachement au produit, de la taille du réseau des sondés, ou encore de leur attitude vis-à-vis de cette publicité. On remarque qu'il n'existe pas de différence quant aux raisons qui poussent un individu à partager du contenu qu'il soit de la catégorie BtoB ou BtoC. Pour Emmanuel Vivier, il y a cependant bien des marques qui doivent dépenser plus en pay media car leur contenu est "difficilement viralisable, comme des marques peu attirantes de prime abord et qui doivent être plus créatives pour compenser ce manque".

Publicité en ligne, publicité traditionnelle

Toujours est-il qu'il n'y a pas de recette pour créer une publicité dont le succès serait le fruit du bouche à oreille, et que cela n'est peut-être pas très différent de la publicité traditionnelle, note François Laurent, co-président de l'Adetem : "il n'y a pas de recette pour trouver l'élément qui donnera envie de parler d'une publicité en ligne comme il existe des bonnes et des mauvaises publicités traditionnelles qui ne sont pas forcément appréciées", explique t-il à L'Atelier. La solution ? Trouver l’élément qui donnera envie à l'internaute de partager. Et, précise François Laurent, il faut pour cela "regarder ce que fait le consommateur et ce qu'il dit" car c'est aussi cela l'évolution du marketing. Néanmoins, remarque Emmanuel Vivier, il existe bien des différences "quant au partage de la publicité en ligne en fonction du sexe ou de l'âge : un digital native parviendra plus facilement à décoder une publicité en ligne qu'un plus de 35 ans".

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