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Les réseaux sociaux, bras armé de la publicité ?

Avec les réseaux sociaux, la publicité virale serait-elle devenue le nouveau graal des entreprises ? Une interrogation qui en pose surtout d'autres : celle de la méthode à utiliser ainsi que celle du calcul de la réussite.

Homme derrière ordinateur

Certes, l'innovation et la technologie ont permis à la publicité de changer de forme, de se renouveler, d'inventer de nouvelles façons d'attirer ou de fidéliser des consommateurs. Et en premier lieu les réseaux sociaux. Mais dans le même temps, ces même innovations et ces même technologies ont créé une difficulté supplémentaire aux publicitaires, un objectif : rendre la publicité virale. Car, pourrait-on dire, une publicité efficace est une publicité qui se diffuse largement. Bref, qui fait le buzz. Une bonne nouvelle ? Pas forcément, car il n'y a pas de recette pour viraliser du contenu. Alors bien sûr, il existera toujours des secteurs plus disposés au bouche à oreille, des techniques bien connues, des sentiments sur lesquels joués qui favorisent le succès d'une publicité.  Mais luxe, personnalités publiques ou encore humour ne sont pas suffisants pour s'assurer du succès d'une réclame. Les réseaux sociaux peuvent aider, mais ils ne sont donc pas la clé.  

 

La publicité virale, gage de performance ?

 
D'autant plus si l'on considère ces plate-formes comme de simples médias de masse sans chercher à en comprendre les utilisateurs et, à fortiori, son public. Il faut bien penser au contenu, mais ne pas oublier de considérer les supports qui sont utilisés pour des raisons différentes, par des communautés différentes. Et puis peut-être un peu de chance peut servir au succès d'une opération et voir croître le nombre de clics ou de vues d'utilisateurs uniques. Mais est-ce bien suffisant ? Légitime question car l'autre difficulté demeure le calcul du succès d'une campagne, nécessitant la création de nouveaux outils adaptés aux nouvelles méthodes des communicants, à savoir : un utilisateur cliquant sur une bannière est il un consommateur fidélisé, un consommateur potentiel, un consommateur qui en parlera à tous ses proches. Rien n'est moins sûr.

Le nombre de clics ne fait pas le succès d'une publicité

Par L'Atelier - Paris 02 mai 2012 Laisser un commentaire
Click

Les réclames les plus efficaces sont celles qui s'intègrent dans du contenu, comme une vidéo. Ou encore celles qui sont clairement visibles. En revanche, la publicité qui est cliquée n'est pas forcément la plus performante.

 

Connaître l'efficacité d'une campagne de communication en ligne peut-il se résumer au nombre de publicités envoyées d'un serveur au navigateur d'un consommateur ? A priori, le nombre de fois où une bannière est cliquée n'est pas suffisant, comme le montre une étude sur la publicité en ligne publiée par Comscore et Pretarget. Selon celle-ci, c'est avant tout sur la visibilité qu'il faut miser. En effet, le taux de conversion d'une personne soumise à une publicité en ligne en acheteur potentiel - défini comme une personne effectuant un achat ou demandant des informations sur un produit - n'est pas très élevé lorsqu'il s'agit du nombre de fois où une publicité est cliquée (0,01). Surtout comparé au taux de conversion d'une personne exposée à une publicité dite 'hover ad' qui apparaît, par exemple, comme un pop-up au bas d'une vidéo Youtube (0,49).

De la publicité visible en nombre

Autre solution que le calcul du nombre de publicités au format pop-up auquel est exposé un individu pour connaître l'efficacité d'une campagne de publicité : la quantité de publicité visible. En effet, lorsque la publicité gagne en visibilité grâce au nombre, son taux de conversion est bien plus important, à savoir 0,35. De la même façon, plus il y a de personnes qui voient une publicité, plus celle-ci a des chances d'atteindre son objectif. Néanmoins, de manière moins importante puisque le taux de conversion, dans ce cas, ne s'élève qu'à 0,17. C'est donc sur la visibilité de leurs campagnes que les publicitaires et annonceurs doivent jouer puisque le fait qu'elles soient souvent cliquées n'indique pas leur réussite.

Des freins à la visibilité

Et pour cause, la publicité en ligne doit faire face à des difficultés. Par exemple, pendant son chargement, puisqu'une fois cliquée, elle peut apparaître dans un endroit peu visible par le consommateur. A noter que d'autres études ont été menées précédemment indiquant les mêmes conclusions. Par exemple, le Ad Visibility Report de Casale Media publié en 2011 montrait que les publicités apparaissant en haut d'une page internet était 6,7 fois plus efficaces en terme de conversion que celles qui apparaissent en bas et nécessitent de faire défiler la page.

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