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Les réseaux sociaux, bras armé de la publicité ?

Avec les réseaux sociaux, la publicité virale serait-elle devenue le nouveau graal des entreprises ? Une interrogation qui en pose surtout d'autres : celle de la méthode à utiliser ainsi que celle du calcul de la réussite.

Homme derrière ordinateur

Certes, l'innovation et la technologie ont permis à la publicité de changer de forme, de se renouveler, d'inventer de nouvelles façons d'attirer ou de fidéliser des consommateurs. Et en premier lieu les réseaux sociaux. Mais dans le même temps, ces même innovations et ces même technologies ont créé une difficulté supplémentaire aux publicitaires, un objectif : rendre la publicité virale. Car, pourrait-on dire, une publicité efficace est une publicité qui se diffuse largement. Bref, qui fait le buzz. Une bonne nouvelle ? Pas forcément, car il n'y a pas de recette pour viraliser du contenu. Alors bien sûr, il existera toujours des secteurs plus disposés au bouche à oreille, des techniques bien connues, des sentiments sur lesquels joués qui favorisent le succès d'une publicité.  Mais luxe, personnalités publiques ou encore humour ne sont pas suffisants pour s'assurer du succès d'une réclame. Les réseaux sociaux peuvent aider, mais ils ne sont donc pas la clé.  

 

La publicité virale, gage de performance ?

 
D'autant plus si l'on considère ces plate-formes comme de simples médias de masse sans chercher à en comprendre les utilisateurs et, à fortiori, son public. Il faut bien penser au contenu, mais ne pas oublier de considérer les supports qui sont utilisés pour des raisons différentes, par des communautés différentes. Et puis peut-être un peu de chance peut servir au succès d'une opération et voir croître le nombre de clics ou de vues d'utilisateurs uniques. Mais est-ce bien suffisant ? Légitime question car l'autre difficulté demeure le calcul du succès d'une campagne, nécessitant la création de nouveaux outils adaptés aux nouvelles méthodes des communicants, à savoir : un utilisateur cliquant sur une bannière est il un consommateur fidélisé, un consommateur potentiel, un consommateur qui en parlera à tous ses proches. Rien n'est moins sûr.

"La vidéo virale doit se faire sur les tablettes et les réseaux de niche"

Par L'Atelier - Paris 06 juin 2011 Laisser un commentaire
Doug Scott

Pour qu'une campagne de buzz marketing réussisse, il faut évidemment miser sur le contenu mais aussi sur le support : celui-ci est crucial dans la bonne diffusion d'un message.

Entretien avec Doug Scott, Président d'OgilvyEntertainment, et qui sera présent le 7 juin à New York à la conférence ELEVATE, le sommet de la vidéo publicitaire en ligne.

L'Atelier : Comment voyez-vous l'avenir de la publicité en ligne à l'heure des réseaux sociaux ?

Doug Scott : On a toujours tendance à penser cible et média. En fait, il faudra davantage se poser la question du support, des outils dont les ventes vont exploser dans les années à venir. Je pense aux tablettes puisque c'est l'appareil le plus en phase avec les fonctions que les publicitaires cherchent : une navigation facile, une possibilité de partage, une bonne qualité et une parfaite adaptation du contenu multimédia. Ce que j'essaie de dire, c'est que le téléphone ne doit pas être la priorité dans les campagnes de buzz : il offre une activité interactive très limitée même si sa qualité augmente.

Les réseaux sociaux sont donc secondaires ?

Non, évidemment, ils présentent toujours l'avantage d'être des médias de masse qui permettent paradoxalement de cibler des niches. Il faut cependant garder à l'esprit que les réseaux sociaux ne se résument pas à Facebook ou Twitter. Quand je parle de niche, je parle aussi de sites communautaires spécialisés. Par exemple pour les ingénieurs, nous avons fait une campagne particulière pour IBM et nous avons dû pour cela identifier leurs lieux d'échanges sur la Toile. Il faut donc toujours avoir l'œil sur les espaces dédiés, que ce soit sur LinkedIn, YouTube ou encore les blogs. C'est d'autant plus important quand on mène une campagne internationale, où les aspects culturels, d'usages, rentreront en compte. Et là, les réseaux sociaux plus "locaux" seront pertinents.

Quels sont les autres ingrédients du succès du viral ?

C'est vrai qu'on passe beaucoup de temps à réfléchir au médium, à la cible, aux communautés... ! Mais une campagne doit avant tout son succès à la qualité d'une création, à la pertinence du message et au caractère étincelant  d'une vidéo. Il faut toujours apporter quelque chose à sa cible, lui faire découvrir une nouveauté. C'est ce qu'il y a de plus évident pour que les internautes aient envie de partager le message d'un annonceur. Il faut que le produit ait une image forte, supérieure, culturelle, qu'il apporte du changement et évidement qu'il réponde à un besoin. Disons que l'image d'une entreprise influe sur l'image de ses produits, mais l'inverse est également vrai.

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