Les dossiers de l'Atelier

Les réseaux sociaux désormais bien tolérés, voire plébiscités en entreprise

Les compagnies comprennent qu'interdire l'accès aux réseaux n'est pas le meilleur moyen de s'en prémunir. Une tolérance doublée d'un réel intérêt pour ceux internes. Reste qu'il ne suffit pas d'autoriser pour faire émerger de nouveaux modes de collaboration.

réseau social

 

2012, année d'intégration effective des réseaux sociaux en entreprise ? C'est ce que l'on peut penser, à la lecture de plusieurs études soulignant le fait que les compagnies seraient désormais de plus en plus nombreuses à laisser aller leurs salariés sur les plates-formes comme Facebook, Twitter, LinkedIn ou Viadeo depuis leur poste de travail. Jusqu’à présent, cet usage était plutôt mal toléré. Mais avec l’augmentation du nombre de personnes qui apportent leur smartphone ou tablette au bureau, cela est en train de changer. Les collaborateurs ne dépendent en effet plus des réseaux de l’entreprise pour surfer sur le web. Il ne reste alors à ces dernières qu’à trouver les moyens d’encadrer cet usage et de le rendre utile.

Généralisation des réseaux internes

Des réseaux externes aux réseaux internes, il n'y a qu'un pas, qu'elles sont également de plus en plus nombreuses à franchir. Cela, afin de favoriser la collaboration et le partage. Mais pour qu'un tel site soit véritablement efficace, il ne doit pas être catapulté dans l'entreprise, mais être un prolongement de la culture de cette dernière. De manière plus pratique, il a aussi tout intérêt à s'inspirer des réseaux grand public ou professionnel auxquels sont déjà bien habitués les utilisateurs.

L'avis des experts

Voilà pour les tendances mises en valeur par ces études. Qu'en est-il en réalité ? L'Atelier a fait le point avec Bertrand Duperrin, consultant, et Anne Cousin, avocate. Et leur avis, globalement, va dans la même direction : les entreprises commencent à généraliser l'accès aux sites collaboratifs depuis le poste de travail, et à implanter des plates-formes en interne. Reste que pour Anne Cousin, l'accès aux réseaux pendant les heures de travail serait une invitation à l'éparpillement. D'où une velléité, de la part des entreprises, à les autoriser, mais sous conditions. Panorama.

Des créatifs friands de Facebook pour leurs échanges professionnels

Par L'Atelier - Paris 07 février 2012 Laisser un commentaire
jeune femme ordinateur

Les professionnels des secteurs du marketing et de la publicité privilégient le réseau grand public pour rester en contact avec leurs proches mais aussi avec leurs contacts de travail.

 

Pour communiquer avec leurs proches, mais aussi avec leurs contacts à titre professionnel, les cadres du secteur de la publicité et du marketing préfèrent en majorité Facebook à tout autre réseau social. The Creativ Group a en effet demandé à un panel de professionnels quel serait le site qu'ils sélectionneraient s'ils ne devaient en garder qu'un. 56 % ont répondu Facebook. Deuxième sur le podium, LinkedIn, avec un peu plus d'une personne sur cinq qui choisirait le réseau. Viennent ensuite Google + (12 %) et Twitter (4 %).

Mêler vie personnelle et professionnelle

Un résultat étonnant quand on sait qu'un nombre important des amateurs du site de microblogging sont issus de ces professions. Selon Donna Farrugia, directrice du cabinet, cette sélection s'explique par le fait que "les professionnels de l'industrie créative mêlent souvent leur vie personnelle et professionnelle. D'où l'intérêt qu'ils éprouvent à l'égard de Facebook". Il est ainsi moins difficile d'alimenter régulièrement son profil quand il est possible d'y mettre du contenu sur son quotidien comme sur son travail.

Alimenter régulièrement son profil

En effet, selon les responsables interrogés, pour que sa présence en ligne soit véritablement fructueuse au niveau professionnel, la première chose à faire est de rendre sa page vivante (29 % pensent que ne pas réactualiser sa page est la principale erreur à ne pas commettre). A peine moins (24 %) jugent cependant qu'il ne faut pas non plus inonder son profil, et 18 % mettent en garde contre la publication de données non pertinentes. A noter que l'étude a été réalisée auprès de cinq cents personnes (375 cadres marketing et 125 cadres publicité).

 

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