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Le rôle des réseaux sociaux dans la santé pas encore toujours bien défini

Les sites sociaux, dédiés ou non à des problématiques santé, permettent d'envisager plusieurs usages de diffusion, de collecte des informations santé... Autant de modèles en train de s'élaborer et qui suscitent autant l'intérêt que le questionnement.

Health

 

Les marques cherchent toujours plus à identifier les influenceurs sur les réseaux sociaux, dans le but de mieux diffuser leurs messages, mais aussi les internautes à la croisée de plusieurs communautés, et aptes eux aussi à relayer des données. En parallèle, elles puisent sur ces mêmes réseaux des quantités d'informations leur permettant de mieux cibler leurs clients, mais aussi de mieux les connaître. Cela, à condition de savoir exploiter la multitude de données, évidemment. Ce processus est-il applicable à d'autres secteurs ? Certains, comme celui de la santé, se posent la question. A la fois pour diffuser mais aussi pour collecter.

Suivre la propagation via Twitter

Ainsi, plusieurs projets de recherche se sont intéressés à voir s'il était possible de suivre la diffusion d'une maladie en se basant uniquement sur des sites comme Twitter. La réponse est plutôt encourageante. De là, la distance est mince avec l'usage de ces mêmes réseaux pour prévenir les prochains nids d'incubation. Là encore, il semble que ces sites pourraient avoir un rôle non négligeable. Leur usage pour diffuser des informations de première importance sur la propagation d'une maladie ou les gestes à avoir est cependant à prendre avec plus de pincettes.

Les réseaux, mine d'informations

Plus que LE mode de diffusion, Twitter, Facebook et consorts semblent de plus en plus s'imposer comme un relais parmi d'autres, basé sur un réseau de proches ou d'entités suffisamment influentes et reconnues pour être lues et considérées comme légitimes. Quant à la mine d'informations que contiennent ces réseaux, et plus particulièrement ceux dédiés à une pathologie ou à l'échange de données santé, on peut surtout dire que l'on en est qu'aux prémisses. Oui, ces sites pourraient jouer un rôle non négligeable dans l'obtention d'informations pour la recherche. Mais des règles sont encore à définir, afin qu'aucune partie n'y perde. Et des modèles à inventer.

 

 

 

Les épidémies de grippe prévisibles sur Twitter

Par 30 juillet 2010 1 commentaire
Mots-clés : Digital Working

L'université de Louisiane a mis en place un système qui prédit l'imminence et la propagation d'une telle maladie à partir des messages postés sur le site de micro-blogging. Tout en réduisant le risque de fausses alertes.

Si les sites de micro-blogging ont déjà prouvé leur efficacité à mesurer le succès d'un produit ou encore l'humeur d'une population, il semblerait qu'ils soient aussi utiles pour prédire des événements épidémiques comme la grippe à l'échelle d'une nation. Une équipe de la Southeastern Louisiana university a analysé pendant huit mois plus de 500 millions de tweets. En compilant chaque message relié à des termes tels que "grippe", "malade", "rhume", ces derniers ont prouvé qu'il était possible de pronostiquer la propagation de la maladie. "Nos résultats correspondent à 95 % à ceux fourni par les statistiques nationales de santé", explique l'équipe dans son rapport. Les scientifiques remarquent également que les résultats de prédiction peuvent être plus précis si l'on affine l'analyse sémantique de la recherche.
Mesurer la probabilité d'une fausse alerte
Soit, si l'on prend en considération qu'un message composé du terme "grippe" ne correspond pas automatiquement à la déclaration d'un symptôme par les micros blogueurs. Mais à un sujet analogue pouvant correspondre à une annonce politique sur des résultats de santé nationaux, des rappels de vaccins à effectuer ou encore un nouveau type d'injection. A cet effet, l'équipe a mis en place un logiciel capable de mesurer la probabilité d'une fausse alerte. A partir d'un échantillon de deux cents messages manuellement catégorisés en message positif - relatant directement un symptôme - et négatif - hors sujet -, le programme prédit statistiquement, et d'après le fichier d'observation, la valeur catégorielle de chaque tweet.
Twitter : une base de données avantageuse
Soit 0 pour un message négatif et 1 pour un positif. "Même si les programmes de surveillance nationaux comme ILINet sont efficaces pour détecter un début d'épidémie, leur usage est coûteux et permet simplement des prévisions à court terme", indiquent les chercheurs. Dans leur rapport, ces derniers avancent plusieurs raisons qui permettent de considérer Twitter comme une caisse de résonance avantageuse. "Les micros messages sont descriptifs et facilement disponibles pour une analyse", avancent-ils. A en croire leur étude, cette base de données peut aussi autoriser une analyse démographique grâce aux données - âge, ville, état, sexe - des micros blogueurs.

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1 Commentaire

Google le fait également, pour la grippe, en analysant la fréquence des mots clés liés à l'épidémie. http://www.acs-websante.com

Soumis par solutions internet sage-femme (non vérifié) - le 14 janvier 2013 à 22h50

La dimension prédictive …

Soumis par martine.pergent@gmail.com (non vérifié) - le 17 janvier 2013 à 08h44

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