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Le rôle des réseaux sociaux dans la santé pas encore toujours bien défini

Les sites sociaux, dédiés ou non à des problématiques santé, permettent d'envisager plusieurs usages de diffusion, de collecte des informations santé... Autant de modèles en train de s'élaborer et qui suscitent autant l'intérêt que le questionnement.

Health

 

Les marques cherchent toujours plus à identifier les influenceurs sur les réseaux sociaux, dans le but de mieux diffuser leurs messages, mais aussi les internautes à la croisée de plusieurs communautés, et aptes eux aussi à relayer des données. En parallèle, elles puisent sur ces mêmes réseaux des quantités d'informations leur permettant de mieux cibler leurs clients, mais aussi de mieux les connaître. Cela, à condition de savoir exploiter la multitude de données, évidemment. Ce processus est-il applicable à d'autres secteurs ? Certains, comme celui de la santé, se posent la question. A la fois pour diffuser mais aussi pour collecter.

Suivre la propagation via Twitter

Ainsi, plusieurs projets de recherche se sont intéressés à voir s'il était possible de suivre la diffusion d'une maladie en se basant uniquement sur des sites comme Twitter. La réponse est plutôt encourageante. De là, la distance est mince avec l'usage de ces mêmes réseaux pour prévenir les prochains nids d'incubation. Là encore, il semble que ces sites pourraient avoir un rôle non négligeable. Leur usage pour diffuser des informations de première importance sur la propagation d'une maladie ou les gestes à avoir est cependant à prendre avec plus de pincettes.

Les réseaux, mine d'informations

Plus que LE mode de diffusion, Twitter, Facebook et consorts semblent de plus en plus s'imposer comme un relais parmi d'autres, basé sur un réseau de proches ou d'entités suffisamment influentes et reconnues pour être lues et considérées comme légitimes. Quant à la mine d'informations que contiennent ces réseaux, et plus particulièrement ceux dédiés à une pathologie ou à l'échange de données santé, on peut surtout dire que l'on en est qu'aux prémisses. Oui, ces sites pourraient jouer un rôle non négligeable dans l'obtention d'informations pour la recherche. Mais des règles sont encore à définir, afin qu'aucune partie n'y perde. Et des modèles à inventer.

 

 

 

Le réseau social, un canal efficace pour la diffusion d'information médicale?

Par L'Atelier - Paris 26 novembre 2012 3 commentaires
Santé

Si les médias sociaux peuvent être considérés comme un relai de données médicales comme un autre, il est impossible de compter dessus comme un canal fiable. En effet, de nombreux facteurs peuvent impacter cette diffusion.

Pour étudier la diffusion d'une maladie au sein de la population, les réseaux comme Twitter donnent une idée assez concrète de la réalité. Peuvent-ils dès lors être utilisés non pas pour étudier une conséquence, mais pour diffuser une information de prévention ou d'alerte ? Pour répondre à cette question, une étude* a modélisé la diffusion d'une information de prévention médicale sur le Campylobacter - une bactérie qui provoque des intoxications alimentaires - sur deux types de réseaux: le Erdös et Rényi randow, un réseau qui assume que chacun à la même probabilité de contaminer un autre indépendamment des contagions antérieures et le Small World model (SW) ou étude du petit monde, un réseau qui défend l'hypothèse que chacun peut être relié à n'importe quel autre individu par une courte chaîne de relations sociales. Résultat : ce mode de diffusion reste pour le moment trop aléatoire.

Un environnement parfois favorable

En effet, la bonne diffusion de l'information dépend de la qualité et du nombre de connexions du réseau, mais aussi de l'hétérogénéité des personnes qui le composent. Selon les chercheurs, il est ainsi possible de déterminer deux grands facteurs qui influencent la diffusion ou non d'une information de type médical. Le premier est endogène : une personne concernée par la maladie directement (elle-même) ou indirectement (un proche) sera évidemment plus à même de transmettre l'information à son réseau ou à la personne concernée, et à recevoir une telle information. Le second facteur est exogène, et concerne la façon dont les personnes sont connectées les unes aux autres. Les chercheurs dénombrent trois aspects essentiels de ces liens sociaux.

Le bouche à oreille reste un canal puissant

Ainsi, la façon dont l'information circule à travers les liens existants et le nombre de connexions ont une influence puisque des personnes ayant plus de liens ont davantage l'opportunité de diffuser l'information. Mais la qualité de ces liens est également importante et favorise la transmission. Aussi, si trop peu de gens sont informés, alors la transmission peut s'arrêter avant d'avoir atteint tout le monde. De la même façon, un réseau saturé ne permettra pas beaucoup de diffusion. Dans le modèle SW par exemple, le nombre total maximum de récepteurs touché par l'information a été une proportion de 20% de la population.

*Dissemination of Health information within Social Networks
Charanpal Dhanjal, Sandrine Blanchemanche, Stéphan Clémençon, Akos Rona-Tas, Fabrice Rossi

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3 Commentaires

mhhh trés interessant !

Soumis par loupette (non vérifié) - le 09 décembre 2012 à 17h41

cette article et ma foi trés enjaillant

Soumis par lolilol (non vérifié) - le 09 décembre 2012 à 17h42

Loupette, Merci. Je suis également enjaillé comme il se doit.

Soumis par Dr Heymerich (non vérifié) - le 09 décembre 2012 à 17h44

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