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Le rôle des réseaux sociaux dans la santé pas encore toujours bien défini

Les sites sociaux, dédiés ou non à des problématiques santé, permettent d'envisager plusieurs usages de diffusion, de collecte des informations santé... Autant de modèles en train de s'élaborer et qui suscitent autant l'intérêt que le questionnement.

Health

 

Les marques cherchent toujours plus à identifier les influenceurs sur les réseaux sociaux, dans le but de mieux diffuser leurs messages, mais aussi les internautes à la croisée de plusieurs communautés, et aptes eux aussi à relayer des données. En parallèle, elles puisent sur ces mêmes réseaux des quantités d'informations leur permettant de mieux cibler leurs clients, mais aussi de mieux les connaître. Cela, à condition de savoir exploiter la multitude de données, évidemment. Ce processus est-il applicable à d'autres secteurs ? Certains, comme celui de la santé, se posent la question. A la fois pour diffuser mais aussi pour collecter.

Suivre la propagation via Twitter

Ainsi, plusieurs projets de recherche se sont intéressés à voir s'il était possible de suivre la diffusion d'une maladie en se basant uniquement sur des sites comme Twitter. La réponse est plutôt encourageante. De là, la distance est mince avec l'usage de ces mêmes réseaux pour prévenir les prochains nids d'incubation. Là encore, il semble que ces sites pourraient avoir un rôle non négligeable. Leur usage pour diffuser des informations de première importance sur la propagation d'une maladie ou les gestes à avoir est cependant à prendre avec plus de pincettes.

Les réseaux, mine d'informations

Plus que LE mode de diffusion, Twitter, Facebook et consorts semblent de plus en plus s'imposer comme un relais parmi d'autres, basé sur un réseau de proches ou d'entités suffisamment influentes et reconnues pour être lues et considérées comme légitimes. Quant à la mine d'informations que contiennent ces réseaux, et plus particulièrement ceux dédiés à une pathologie ou à l'échange de données santé, on peut surtout dire que l'on en est qu'aux prémisses. Oui, ces sites pourraient jouer un rôle non négligeable dans l'obtention d'informations pour la recherche. Mais des règles sont encore à définir, afin qu'aucune partie n'y perde. Et des modèles à inventer.

 

 

 

Sur Twitter, certaines règles facilitent la transmission de messages liés à la santé

Par L'Atelier - Paris 04 octobre 2012 Laisser un commentaire
Touche

Les tweets des médecins qui ont un compte et beaucoup d'abonnés sont souvent considérés comme extrêmement crédibles. Sauf quand ils rediffusent les messages de pairs, si sérieux soient-ils.

Les professionnels de santé qui s'expriment sur Twitter sont suivis par un public qui leur accorde une certaine confiance et crédibilité. Sous conditions, souligne Ji Young Lee, de l'Ohio State. Le chercheur s'est en effet rendu compte que les médecins très reconnus, quand il diffusent un message d'un autre abonné (un retweet), voient leur crédibilité baisser. Alors que quand une personne ne faisant pas partie du corps médical fait la même chose, elle voit son message crédité de la confiance de ses abonnés. "Cela sous tend que les individus, en fonction de l'émetteur, perçoivent les tweets et les retweets de manière très différente", note le chercheur. Et que donc les personnes accordent leur confiance en fonction de certains signaux, conscients ou non. Selon le rapport, trois principaux signaux interviennent : l'autorité, la proximité et l'influence déjà acquise.

Autorité, proximité, influence

L'autorité signifiant la réputation de la source pour une expertise donnée, et l'influence la popularité de la source (ce que les chercheurs qualifient de prendre le train en marche). Pour la proximité, il s'agit de savoir si le contenu est original ou pas. Pourquoi une telle recherche ? Pour améliorer la communication et la diffusion de messages dans le secteur de la santé. En effet, un tel travail permet de voir que les médecins influents, s'ils veulent faire passer un message, doivent le faire en leur nom. Mais également qu'ils ont tout intérêt à tenter de relayer leurs messages auprès de personnes n'appartenant pas au corps médical.Pour réaliser son étude, Ji Young Lee a demandé à 63 étudiants de suivre quatre comptes Twitter.  Deux appartenaient à des docteurs : l’un ayant beaucoup de followers et l’autre non. Les deux autres comptes appartenaient à des non-initiés. A noter que les quatre comptes étaient fictifs.

Méfiance lors d'intermédiaires

Les chercheurs ont posté régulièrement des messages sur ces quatre fils. Les participants à l'étude ont ensuite été interrogés : ce sont les tweets originaux du "médecin" populaire qui les a le plus convaincus. Cependant, ils se sont montrés plus méfiants quand ce même médecin retweetait le message de l'un de ses "confrères". Par contre, quand le non initié populaire rediffusait le tweet d'un médecin, il voyait sa crédibilité monter. "Alors qu'un tweet est jugé sur l'expertise de la personne qui le poste, le retweet dépend plus de la qualité de la personne qui transfère le message, tout du moins quand il s'agit de personnes n'appartenant pas au corps médical", juge Shyam Sundar, professeur en communication, et qui a travaillé avec Ji Young Lee sur le sujet. Cela, sauf si le tweet a un sens assez controversé.

 

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