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Quand la technologie bouleverse la culture, sur les supports et les usages

Si l'âge de raison n'est pas atteint, le secteur est actuellement en pleine transformation. Et du coup confronté à des impératifs de tout ordre, initiés par les individus comme par les professionnels eux-mêmes.

La culture et ses nouveaux formats

Abondance de l'information et des supports, dématérialisation, personnalisation, agrégation, résurgence de l'esprit de partage et communautaire autour des produits culturels, notion d'engagement. Le secteur culturel est en pleine transformation, aussi bien dans les usages que dans les supports. 83% des jeunes utiliseraient ainsi les réseaux sociaux pour découvrir de nouveaux contenus (87% le web en général). Voilà ce que soulignait ainsi récemment une étude réalisée par L'Atelier à l'occasion du forum d'Avignon. Dans la même veine, cette même génération (mais pas elle uniquement) est de plus en plus friande de la consommation de films en streaming, et non plus en DVD.

La croissance d'un média n'étouffe pas forcément les autres

Le critère décisif pour elle restant le prix. Pour les professionnels du secteur, il est loin d'être forcément évident de progresser au rythme des utilisateurs. Notamment pour des raisons de business model. Reste que croissance des nouveaux médias ne veut pas forcément dire diminution de l'influence des autres. Et c'est là que le message se complique. En effet, toujours selon cette étude, le vecteur principal reste encore le réseau de proches "dans le monde réel" : famille, amis, collègues. Du coup, comment repenser un modèle combinant tous les canaux, tous les différents usages, en faisant en sorte que tous continuent de répondre aux besoins de chacun ?

Faciliter la créativité

Les idées foisonnent, comme celle de TotalBoox, qui propose de payer le livre numérique au pourcentage lu, et non plus dans sa totalité, avant de l'avoir ouvert, et peut-être abandonné. Comment aussi de répondre à de nouveaux besoins, comme le désir de générer soi même du contenu ? Car loin d'étouffer l'envie d'apprendre et créer, les supports et médias qui rendent le savoir plus accessible ou tout du moins disponible, et stimulent aussi l'envie de participer. Ainsi, les Américains qui possèdent une liseuse liraient plus de livres que leurs pairs qui n'en disposent pas, rapportait le Pew Research Center récemment.

Quand la tablette améliore la vitesse de lecture

Par L'Atelier - Paris 13 novembre 2012 Laisser un commentaire
Tablette

Les appareils type iPad ou Kindle amélioreraient le confort et la rapidité de lecture des personnes souffrant de baisse de la vision. Les écrans rétro-éclairés, surtout, seraient considérés comme utiles.

 Si les applications pour smartphone ou tablette se multiplient dans le secteur de la santé et du bien-être, les qualités intrinsèques de ces appareils seraient également pointées. Selon la Robert Wood Johnson School of Medicine (qui se trouve dans le New Jersey), les tablettes permettraient aux personnes qui souffrent de maladies oculaires de recouvrer une meilleure vitesse et un plus grand confort de lecture quand elles utilisent ces périphériques. En effet, le format proposé, et les caractéristiques de l'écran, requerraient moins d'effort qu'une page imprimée.

Le rétro-éclairage en ligne de mire

Selon les deux chercheurs qui ont mené cette étude, les personnes qui souffrent d'une perte modérée de la vision amélioreraient leur vitesse de lecture de quinze mots par minute en moyenne. Cela, surtout si la tablette dispose d'un écran rétro-éclairé. Là, le gain serait jusqu'à quarante deux mots par minute, si l'on compare avec la lecture d'un livre ou journal papier. En effet, pour les chercheurs, la sensibilité au contraste, qui permet de distinguer un objet de son environnement et de discerner les nuances de gris, est souvent ce qui faiblit lors des baisses de la vision.

L'iPad devant le Kindle ?

Or avec un écran rétro-éclairé, l'environnement autour du mot se détache plus. Du coup, côté outil, ce serait l'iPad, qui dispose de cet écran, plus que le Kindle, qui améliorerait le confort de lecture (il faut compter un gain de lecture de douze mots par minute sur le Kindle, qui propose néanmoins un découpage ergonomique des mots). En règle générale, ce seraient les individus qui souffrent le plus d'une basse vision (définie comme 20/40 ou moins aux deux yeux) qui en tireraient un bénéfice. A noter que les résultats de cette recherche, menée auprès de cent personnes, ont été présentés à l'occasion du meeting annuel de l'académie d'ophtalmologie.

 

 

 

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