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La technologie demande à la DSI de repenser son métier

Smartphones, tablettes, BYOD, télétravail et autres processus nouvellement arrivés dans l'entreprise sont en train de changer l'activité de la direction informatique. En effet, celle-ci doit désormais former, réagir et adapter de nouveaux processus pour l'entreprise.

DSI en train de réfléchir

Alors que L'Atelier organise le 14 juin la tribune "Tablettes, smartphones... Vers une production rapide et maîtrisée des applications !" avec IBM, c'est l'occasion de faire un point sur le métier des DSI. En effet, l'entreprise de demain est une entreprise en mouvement. Mouvement des données, mouvement des activités ou encore mouvement des personnes qui sont le fruit des évolutions technologiques. Si celles-ci rebattent les cartes de l'organisation du travail, elles n'en font pas moins pour les services en charge de l'informatique. Car l'ensemble de ces modifications ne s'installent pas progressivement dans les organisations, du groupe international à la PME, sans mettre en branle les anciennes frontières de l'activité des DSI. Et pour cause, ces changements, qui sont loin d'être à la marge, exigent de l'entreprise qu'elle s'y adapte. Adaptation en terme d'organisation du travail d'abord puisqu'il est bien nécessaire, lorsque de nouveaux processus se mettent en place, de les organiser afin qu'ils soient cohérents avec les procédures en place de l'entreprise. Adaptation des technologies et des systèmes informatiques ensuite.

Redéfinir les frontières

Car si les collaborateurs décident d'apporter leurs propres appareils et qu'ils travaillent de chez eux, il faut bien que l'entreprise leur fournisse les outils nécessaires pour le faire. Et le faire dans de bonnes conditions. En effet, une de ces conditions est bien évidemment la sécurité de données sensibles que le top management voudrait parfois encore totalement contrôler. Appareils différents choisis les salariés en fonction d'un critère qui n'est pas forcément une performance sécuritaire, place de l'entreprise dans la gestion d'un mobile qui ne lui appartient pas sont autant de considérations légitimes. Alors que faire ? Former ses salariés par exemple. Les encadrer, plus ou moins. Mais quelle frontière ? Crypter les données, tout en se méfiant des personnes mal intentionnées. Pourquoi pas. Mais dans ce contexte, quelle rôle pour quel service ? Et donc, comment la direction des systèmes d'information doit se repositionner dans l'entreprise et dans ses activités ?

Les entreprises favorables à la consumérisation, mais pas forcément prêtes

Par Renato Martinelli 21 mai 2012 Laisser un commentaire
BYOD

De nombreuses sociétés mettent en place des programmes permettant aux salariés d'utiliser leur propre appareil pour le travail. Une nécessité qui apporterait de vrais bénéfices, mais également des questions liées à la sécurité.

Les politiques d'adoption du Bring Your Own Device (BYOD) se développent rapidement au sein des entreprises. En effet, une étude menée par Forrester pour TrendMicro montre que 75% se sont engagés dans la consumérisation en développant des politiques d'adoption de cette tendance. De la même façon, 60% des entreprises ont mis en place un programme dédié pour les mobiles ou ont prévu de le faire dans l'année à venir. Un constat qui ne semble pas étonner Taher ElGamal, chief security adviser d'Axway. "Cette tendance va continuer de se développer, impulsée notamment par les individus qui sont tous des consommateurs qui passent de plus en plus de temps sur leur smartphone", explique t-il à L'Atelier. Malgré tout, cela ne signifie pas que toutes les entreprises soient en mesure d'être efficaces face à ce phénomène. En effet, moins de la moitié de celles ayant prévu ou adopté un programme BYOD l'ont inscrit de manière formelle (46%). Et pour cause, le développement de tels programmes semble difficile à mettre en place, selon Laurent Geray, responsable innovation chez Volvo IT France, entité qui a mis au point un système d'intégration des appareils personnels. "Une entreprise peut penser, a priori, qu'un programme BYOD est un vaste projet très coûteux même s'il représente une baisse des coûts de support", note t-il.

Des travailleurs productifs

Pourtant, le fait qu'un salarié utilise son propre matériel aurait pour conséquence d'augmenter sa productivité. C'est du moins une raison qui aurait motivé 70% des entreprises ayant mis en place un tel programme. Une bonne raison, à en croire le responsable innovation chez Volvo IT France, qui considère que "le fait d'utiliser son propre matériel fait que le collaborateur est plus enclin à l'exploiter plus et mieux, comme la possibilité de pouvoir travailler en dehors du bureau". Des bénéfices qui semblent se confirmer lorsque l'on sait que les motivations des entreprises ayant mis en place de tels programmes sont également l’accès aux données d'entreprise à distance (63 %) ainsi que par l'utilisation des appareils mobiles personnels pour le travail (52%). Ce qui devrait décider les entreprises à fournir "les outils nécessaires à leurs employés, notamment des outils simples, pour répondre à la demande des collaborateurs mais également parce que, sans cela, les salariés trouveront une solution d'accès à ces données eux même", précise Talher ElGamal. Ce qui pourrait poser des problèmes de sécurité.

Un manque de considération pour la sécurité ?

Car malgré tout, peu d'entreprises ont évalué les conséquences en matière de sécurité liées à l'adoption des programmes BYOD (34%) ou ont mis en place une politique mobile pour protéger les données et les applications de l'entreprise (37%). Ce qui devrait pourtant être important pour Talher ElGamal pour qui le fait qu'un employé apporte son propre appareil nécessite "une attention particulière et le recours à des solutions complètes de sécurité qui sont déjà disponibles, comme à la sensibilisation et la formation des collaborateurs sur l'existence de données sensibles ou confidentielles". Mais pour Laurent Geray, la problématique serait plus large "puisqu'il ne s'agit pas d'abord d'un problème d'appareil, une clef USB représentant le même risque de diffusion de documents, ce qui nécessite surtout une vraie politique générale de sécurité des données, notamment de classification des données accessibles ou non". A noter, enfin, que 31% des sociétés ayant adopté un programme BYOD ont changé les modalités de remboursement des forfaits téléphoniques et 32% des forfaits de téléchargement de données.

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