Les dossiers de l'Atelier

Une e-démocratie efficace mise sur la communication

Il ne suffit pas de proposer des services web pour parler de gouvernement ou d'institutions en ligne. Il faut proposer des outils qui favorisent les échanges élus/citoyens et orientés vers l'utilisateur.

Quelque soit le pays, un impératif accorde toutes les parties : celui d'aller vers le citoyen et de ne pas attendre qu'il parte de lui-même en quête de l'information. Ce, en étant présent sur les médias fréquentés par les internautes : réseaux sociaux, plates-formes de partage de vidéo… Les applications mobiles - à l'instar de la Californie, qui use de l'iPhone en ce sens - sont aussi un moyen d'engager à la participation et de permettre de réaliser plus facilement ses démarches administratives. L'autre grand constat est celui de favoriser une communication directe avec les élus et les personnes impliquées et ne plus passer par des interlocuteurs intermédiaires.
Pour favoriser l'adoption de tels outils, les institutions doivent proposer des solutions simples : interface unique, contenus courts et visuels aptes à être consultés de manière fragmentée… Elles doivent aussi ne pas oublier l'importance du référencement pour parvenir à être visible auprès des citoyens. Il est enfin nécessaire de ne pas faire l'impasse sur la sécurité. Une fois celle-ci assurée, il semble que les individus soient prêts à confier des informations confidentielles sur la Toile. Il suffit de voir l'initiative de carte d'identité numérique allemande. Celle-ci permettra de certifier son identité en ligne et de signer des documents électroniques. Chaque organisme ne pouvant accéder qu'à une certaine partie des informations contenues dans la carte.

Espagne : l'administration encore peu visible sur la Toile

Par 03 mars 2010
Mots-clés : Amérique du Nord

Les sites institutionnels ne doivent pas seulement soigner l'ergonomie de leur plate-forme pour être mieux identifiés mais aussi miser sur les méta-données. Ce, afin d'améliorer leur référencement.

Pour être visibles sur Internet, les institutions publiques espagnoles doivent soigner leurs pages web. C’est ce qu’indique une étude de l’université madrilène Carlos III, selon laquelle les administrations de la péninsule n’accordent pas une place suffisante à leur référencement sur le Net. "Plus de 8 % des sites publics espagnols ne facilitent pas l’accès aux principaux moteurs de recherche",explique Bonifacio Martin, qui a participé à l’étude. Les institutions ont tendance à privilégier l’ergonomie des sites qu’elles conçoivent, en délaissant complètement des outils spécifiques qui ont pourtant toute leur importance. "Lorsqu’un site est développé, les aspects visuels sont très fréquemment mis en avant" expliquent les chercheurs.
Les aspects visuels sont souvent privilégiés, au détriment des meta-données
Et ce, au détriment des meta-données qui permettent pourtant aux robots d’indexation de référencer correctement la plate-forme",poursuivent-ils. Pour résoudre ce problème, les chercheurs appellent les institutions publiques à utiliser des fichiers robots.txt. Ceux-ci permettent de simplifier la tâche des logiciels d’indexation de Google, Yahoo! ou encore MSN, en leur fournissant directement les informations nécessaires. Or, selon les chercheurs, ces fichiers ne sont que rarement utilisés. "A peine un cinquième des sites actuels sont munis d’un fichier robot.txt valide",indique l’étude. A titre de comparaison, la moitié des sites institutionnels en possède un aux Etats-Unis.
Faciliter le travail des moteurs de recherche, dès la conception du site
L’administration publique espagnole doit également utiliser des fichiers sitemaps.xml", ajoute l’étude. Ce type de fichiers facilite aussi le travail des moteurs de recherche, en indiquant les différentes adresses URL du site que l’on souhaite voir indexées en priorité. Il s’agit en quelque sorte d’un "plan" du site, destiné aux moteurs de recherche. Selon les chercheurs, ces deux éléments fondamentaux (robot.txt et sitemaps.xml) sont encore mal connus par les gestionnaires des sites institutionnels. A noter : près de quatre mille sites de l’administration publique espagnole ont été recensés pour cette étude.

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